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 Matin câlin

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Clover Mizuno


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Matin câlin Vide
MessageSujet: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime11.10.10 21:41

Clover ouvrit un œil légèrement ensommeillé encore… Le pouce dans la bouche, son index caressant son nez, elle finit pourtant par ouvrir les deux… La lumière du dehors, bien qu’un peut faiblarde, octobre oblige, venait doucement baigner la chambre 412.

L’enfant était entortillé dans la couverture et roulant sur le côté, elle vint se lover contre son papa qui était là et qui remplissait à merveille le rôle de bouillotte… Il dormait encore mais dans un réflexe tout ce qu’il y a de plus paternel sans doute, l’homme rabattit en douceur son bras par-dessus elle, l’enveloppant complètement de sa chaleur.

Oui, ils partageaient le lit parce qu’il était vraiment grand. En fait, la veille, Clover avait insisté pour que son père demande un lit juste pour elle et l’homme à tout faire de l’hôtel était passé mettre un matelas sur le sol qu’une femme de chambre avait paré de draps, de couvertures et d’un oreiller. Et Clover avait été ravit, ne parlant que de ça pendant tout le repas !

Elle allait faire « comme les grands », avoir son lit pour elle toute seule ! Et elle avait même tenté de « consoler » son papa, lui promettant qu’il n’aurait pas peur tout seul et que de toute façon, elle ne serait pas trop loin de lui s’il faisait un cauchemar.

Au moment de se coucher, ça l’excitait tellement qu’elle avait lutté contre le sommeil et malgré l’obscurité, elle avait continué de babiller un moment. Ca avait commencé par des « papa ? Tu dors… ? » et ça avait suivit avec des flots de paroles pas forcément des plus intéressant. Et quand l’heure avait finit par signaler qu’il était vraiment tard, Jillian avait dit stop.

Son père avait un peu grogné avec de lui dire que ça suffisait, qu’il fallait dormir maintenant et que sinon, elle serait fatiguée demain. Clover avait chigné un peu, menaçant de quelques larmes mais Jillian s’était fait ferme : c’était l’heure de dormir, point barre.

Et en toute honnêteté, il n’avait fallut que quelques minutes de silence pour que son pouce trouve sa bouche et que ses yeux se ferment. La petite fille s’était endormit comme une masse, pas peu fière de son nouveau lit de camps. Sauf que…

Au milieu de la nuit, un vilain rêve était venu la hanter. Elle avait vu des formes fantomatiques qui l’appelaient par son prénom et lui disait d’aller dans le bois au-delà du parc de l’hôtel. Et puis elle ne pouvait pas s’empêcher d’y aller alors que sitôt l’orée de la forêt atteinte, elle entendait des bêtes et voyait un gros monstre velu qui lui sautait dessus. Alors elle criait et se mettait à courir… Appelant papa, appelant maman…

Clover s’était réveillée pour éclater en sanglot, se cachant sous sa couverture, et Jillian s’était éveillé ni une ni deux pour venir la prendre dans ses bras, lui demandant de ne plus pleurer parce qu’il était là et qu’entre ses bras, aucun monstre d’aucune sorte ne pourrait lui faire de mal. Et même si la petite l’avait cru sur parole, il lui avait fallu de longues minutes pour que les grosses larmes se transforment en simple reniflements boudeurs…

Son père lui avait proposé de se recoucher, Clover avait menacé de se remettre à pleurer… Alors finalement il l’avait sortit de ses draps, rajustant son pyjama pour l’emmener avec lui dans le grand lit. Et c’est ainsi qu’elle avait passé le reste de la nuit finalement, sans plus aucun méchant cauchemar pour la perturber grâce à papa qui veillait sur ses songes.

Et voilà qu’au matin, tous les chagrins du monde avaient disparu. Clover avait patienté une dizaine de minutes ainsi à se faire câliner mais tant que papa dormait, ce n’était pas vraiment très amusant… En fait, c’était même carrément ennuyant…

Alors la petite s’était extraite des bras de papa et des draps et son regard s’était à peine poser sur l’horloge. Elle ne savait pas lire l’heure sur un cadran comme celui là. On n voyait pas les chiffre… A la place il y avait des bâtons, des gros « V » et des croix… Comme sur les vieilles horloges à la maison…

Pourtant, Jillian lui avait montré un endroit sur le cadran et il avait dit que c’était mieux de rester couché « au moins » jusqu’à ce que la petite aiguille soit là et la grosse tout en haut…

Présentement, la petite aiguille était avant le chiffre indiqué par son père… Alors Clover essai de s’occuper, allant s’asseoir sur son lit et récupérant une peluche qui y était embourbé. Elle chuchote à l’ourson, rigole toute seule… Puis se relève, va dans la salle de bain prendre un verre d’eau, revient, va regarder à la fenêtre…

L’envie de faire pipi venant, elle retourne à la salle de bain, revient encore… Et son regard chocolaté se pose sur l’horloge dont la petite aiguille n’est toujours pas à l’endroit qu’il faut… Et pourtant elle s’ennui terriblement !

Alors tant pis !

Clover file rapidement jusqu’à un petit guéridon sous lequel son petit sac à bandoulière en jean est posé. Elle l’attrape, l’ouvre et en sort… Son jeu de Uno !

Elle adorait ce jeu, parce qu’il n’était pas compliqué à comprendre. Parfois elle demandait aux gens dans l’hôtel de jouer avec elle, mais son père n’était pas très friand de cette habitude pour être honnête. Il disait toujours de ne pas parler aux inconnus… Mais comment on connait les inconnus si on ne leur parle jamais, hein ?

L’enfant revient ensuite dans le lit, posant le jeu de carte entouré d’un gros élastique marron sur son oreiller et ses petites mains viennent dégager le visage de Jillian de quelques mèches longues. Son père grogne un peu, gigotant, un « Clover… » blasé et ensommeillé franchissant spontanément ses lèvres dans un soupire et la petite fille vient poser ses lèvres contre sa joue :

- Bonjour papa ! Il fait du soleil dehors !

Clover tire un peu sur la couverture et vient s’allonger contre son père, sa tête sur son cœur qu’elle écoute avec attention. Quand elle avait peur, elle faisait toujours ça pour se rassurer. Elle ne savait pas pourquoi mais ça la réconfortait énormément… Ho, présentement, elle n’avait pas peur… C’était plutôt un réflexe.

Elle se redresse, souriante et grimpe complètement sur son père, manquant sans faire exprès et sans s’en rendre compte de le rendre pour le moins incapable de procréer jusqu’à la fin de ses jours. Ses petites mains vont à la rencontre du jeu dont elle enlève l’élastique pour le montre à son père.

Mais ce dernier, bien que réveillé, n’ouvre pas vraiment les yeux… Alors de sa main libre, avec son pouce, elle lui soulève une paupière avant d’avancer le jeu pour qu’il l voit comme ça…

- Tu joues avec moi au Uno ?

Clover relâche la paupière et vient serrer contre elle le jeu qui contient trop de cartes pour ses petites mains. Avec grand soin, toujours à cheval sur les hanches de son père, elle, commence à les regarder.

- Tu vas m’apprendre à faire du vélo sans les roulettes aujourd’hui ?

Puis continuant de babiller, elle se fait enthousiaste :

- Tu crois qu’il y aura des gaufres au petit déjeuner ? Ho je voudrais des gaufres avec du chocolat et pleiiiiiiin de chantilly !

La petite se passe la langue sur les lèvres, son petit estomac se manifestant.

- Et on ira chercher des grenouilles ? Tu crois qu’il y en a ici ? Dans le jardin ?

Puis avec un petit air catastrophé, lâchant une seconde son jeu des yeux :

- Ho mais pas dans la forêt hein ?!

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Jillian R. Mizuno
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Matin câlin Vide
MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime14.10.10 5:49

Lorsque Jillian s'était mis au lit, le soir précédent ce matin, il était exténué. Peut-être certains auraient-ils ris de voir qu'un homme mature puisse être aussi fatigué après une journée à surveiller un petit bout de six ans, mais il fallait le vivre pour comprendre... Les enfants étaient une source inépuisable d'énergie brute et lorsqu'ils décidaient que cette énergie devait sortir... elle sortait. Quoi qu'il en coûte. Et cette fois, ce fut un papa éreinté qui en résultat ! Ce n'était pas rare... Mais Jillian avait passé la journée à tenter de divertir Clover en même temps qu'il creusait ça et là pour trouver des informations pertinentes à propos d'un éventuel passage de Claudia en ces lieux. Et Jillian avait vite appris, à ses dépends, que poser des questions au personnel de cet établissement demandait des trésors de ressources... Il trouverait bien un moyen de les faire parler, mais il ne savait trop comment encore.

De plus, Clover avait encore réussi à lui faire passer un de ses caprices. Mais attention ! Car si cette fois il avait passé, le caprice, c'était uniquement parce que Jillian encourageait son bébé à devenir une grande fille. Son petit bébé, rien qu'à lui... Oui, Jillian se contredisait mentalement très souvent lorsqu'il s'agissait de Clover. Il savait qu'il devait la laisser grandir, mais lorsqu'elle avait demandé à avoir son propre lit, son petit coeur de papa avait manqué quelques battements. Alors il ne s'endormirait pas avec sa petite pouliche couchée à l'horizontal , sa petite tête contre son estomac ? Car oui, une puce de six ans, ça prend de la place dans un lit ! Plus même que lui. Elle bougeait sans arrêt, au rythme de ses rêves. Rêves qui n'étaient pas tous très joyeux... Comme il en eu la preuve cette nuit.

Ainsi, il avait été obligé, pendant la nuit, de prendre son petit bébé dans ses bras et de l'amener jusque dans son lit. Elle s'était endormie bien rapidement, mais pas Jillian. Il détestait se réveiller sous les sanglots de Clover. Pas parce que ça réveillait mal et qu'il en devenait bougon, même si c'est vrai que ça ne réveillait pas très bien, mais plutôt parce que ça lui fendait le coeur de trouver son petit bout de chou sanglotant le nom de sa mère au milieu de ses draps. C'était uniquement lorsque Clover pleurait ainsi inconsciemment l'absence de Claudia que Jillian se mettait, à sa plus grande honte, à la détester. Attention, ça ne durait que quelques secondes ! Mais, ça durait assez longtemps pour que le sentiment lui laisse un arrière-goût amer...

Quoi qu'il en soit, il avait veillé sur sa fille pendant que celle-ci s'abandonnait à nouveau au pays des songes... Songes qu'il espérait paisibles, cette fois. Et finalement, peut-être une longue heure après que Clover ait fermé les yeux, Jillian s'endormit à son tour... pour se faire réveiller après une trop courte nuit. Il avait l'habitude, mais c'était quelque chose dont l'habitude ne chasse pas l'agacement. Il a droit à un baiser sur la joue, mais ne bouge pas, marmonnant seulement le nom de sa fille pour... Pour quoi au juste ? Parce que même s'il était mécontent, ça ne changerait rien : Clover voulait qu'il se lève et c'est le petit bout de 15 livres tout mouillé qui gagnerait à la fin... Devant un enfant, aucun homme ne pouvait s'affirmer homme...

    « Bonjour papa ! Il fait du soleil dehors ! »


Ah tiens donc... C'était la première bonne nouvelle de la journée. Malheureusement, pour Clover, « il fait du soleil dehors » signifiait qu'il fallait se lever. C'était une joie que d'être l'hiver, parfois.. Le réveil était retardé d'une heure, voire d'une heure et demie... La petite vient s'allonger contre lui et Jillian glisse une main dans son dos, espérant secrètement qu'elle en resterait là. Il était déjà sur le point de s'endormir en fait. Et même lorsqu'elle bouge, lui ne fait pas un seul mouvement, se laissant lentement bercer par les vagues du sommeils qui ne l'avaient pas quitté et qui, avouons-le, étaient terriblement tentantes... Et erreur.

Parce qu'à baisser ainsi sa vigilance, il sent un des genoux de la petite presser juste à côté de là où ça aurait vraiment fait mal. La douleur est moindre, mais un juron étouffé en japonais franchit les lèvres pleines du papa. Vivement, il glisse ses mains sur la taille minuscule, forçant la petite à adopter une position moins... plus... Mieux ?

    « Papa t'as dit de faire attention, Clo... »


Mais « Clo » n'écoute pas papa. Et papa n'écoute pas vraiment Clo non plus, il faut l'avouer. Il songe plutôt à Morphée qui s'éloigne malheureusement de plus en plus de lui alors que pourtant ses bras étaient si confortables... Pourquoi les matins étaient-ils si cruels ? Ah... dure question que chaque parent doit se poser un jour ou l'autre. Mais les enfants grandissent et si on n'en profite pas quand ils sont jeunes, ils nous filent trop rapidement entre les doigts... Mais franchement, présentement Jillian essayait juste de trouver une tactique pour que Clover se coucher une petite demi-heure encore. Mais, au moment même où elle brandit un paquet de cartes devant ses yeux, le forçant à en ouvrir un, il comprend que c'est peine perdu. Entre papa et Uno, Uno était le plus fort...

Et Clover continue de babiller alors que finalement, Jillian décide qu'avec tous ces efforts, elle avait bien mérité son réveil. Oui bon... L'homme ouvre finalement les yeux. Il glisse une main sur ceux-ci, tentant de chasser le brouillard matinal. Et une fois qu'il voit relativement bien, il plisse les yeux en direction de l'horloge... 7h15. Elle avait fait fort ce matin, non ? Jillian grogne. Il est sur le point de rabrouer sa fille en insistant sur le fait que l'aiguille aurait dût être plus loin que ça pour le réveiller - soit 8h au moins, si seulement il y a un Dieu sur cette Terre... - mais sa petite fait une drôle de remarque.

    « Ho mais pas dans la forêt hein ?! »


Hmm... ? Jillian fronce les sourcils. Il se redresse légèrement, lentement pour que la petite ne tombe pas et l'observe un moment. Les longs doigts de guitariste de l'homme viennent dégager quelques mèches du regard de Clover, repoussant ses longs cheveux blonds derrière une épaules menue. Et pendant qu'il fait ce geste machinal, sans même y penser, il tente de repasser la bande sonore à l'envers. De quoi Clover avait-elle parlé ? De... bicyclette, non ? Oui, mais ce n'était pas ça... Ah, les grenouille. L'homme a un petit bâillement qu'il étouffe du plat de la main et, les yeux encore à moitié fermés, émergeant difficilement, il demande finalement :

    « Qu'est-ce qu'il y a dans la forêt, ma puce ? »


N'importe quoi était la réponse. Dans la tête de Clover, il pouvait y avoir n'importe quoi dans la forêt. C'était une question un peu hasardeuse... Mais il voulait savoir. Parce qu'il voulait que sa fille soit consciente des dangers de s'aventurer seule en forêt, par exemple, mais il ne voulait pas non plus qu'elle nourrisse des peurs irrationnelles trop longtemps. Et depuis le départ de Claudia, Clover était douée pour ça... En même temps, ça se comprenait. Mais, ce n'était pas pour autant qu'il devait encourager les histoires de monstres. Jillian n'était pas friand des « Au lit sinon le bonhomme sept heures va venir te chercher ». C'était idiot de faire peur à un enfant pour qu'il obéisse. De toute façon, dans le cas présent, l'enfant ferait probablement de l'insomnie toute la nuit en songeant au bonhomme sept heures...

Ainsi, l'homme attend la réponse de sa petite fille avec un grand sérieux, mais sans non plus forcer le monde à arrêter de tourner pendant qu'elle prépare sa réponse. Il prend plutôt doucement les cartes dans ses mains, ne les lui arrachant pas, attendant plutôt qu'elle les lui donne, puis les pose sur la table de chevet. Il lève un index, empêchant la petite de protester.

    « Il est trop tôt pour jouer au Uno, Clover. Plus tard. Je suis encore tout endormi. Je dois me réveiller comme il faut d'abord. Puis, tu vas prendre ton bain, papa va prendre sa douche après. Finalement, nous irons manger des gaufres avec « un peu » de sucre. Et après le Uno. Et on l'amènera avec nous à la salle à manger. Peut-être que Raymond va avoir un peu de temps libre et vouloir jouer avec nous. D'accord ? »


Jillian sourit doucement à la petite. Raymond était tout simplement le bibliothécaire de la place et Clover l'adorait. Il était un des rares employé, ici, à qui Jillian faisait confiance. Non... En fait, le seul. L'homme se demandait toujours si Clover aimait bien Raymond parce que comme lui, il était « à saveur asiatique ». Il espérait bien que non, parce que cet écrivain, Katsunari Endô, était bien quelqu'un que Jillian voulait voir Clover éviter à tout prix... Pourquoi ? Sa tête ne lui revenait pas, voilà tout ! Au moins ne semblait-il pas s'intéresser à la petite... C'était une bonne chose.

Une fois ces explications terminées, Jillian force la fillette à descendre de son perchoir, la faisant doucement tomber sur le lit plutôt. Il laisse échapper un petit rire, la taquinant en chatouillant ses côtes.

    « Alors, qu'est-ce que la petite princesse va porter aujourd'hui ? Il fait gris... Il faut mettre quelque chose de chaud ! »


Il s'attendait déjà à entendre résonner un « Rose ! » dans la chambre... Clover était à l'âge où le rose était roi. Parce que les princesses portent du rose, c'est bien connu...

Matin câlin Aoi4
"I've been dreaming for so long
To find a meaning, to understand
The Secret of Life.
Why am I here to try again?"


Dernière édition par Jillian R. Mizuno le 18.10.10 8:18, édité 1 fois
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Clover Mizuno


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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime14.10.10 13:12

    Clover a un petit cri aiguë et ravi lorsque son père finit par ouvrir correctement les yeux pour la regarder, venant repousser ses cheveux encore emmêlé de la nuit. Elle se redresse assez sur ses genoux pour poser un baiser d’enfant sur les lèvres de son père tout en lui serrant le cou de ses petits bras pour dire de faire le câlin du réveil. Elle s’en sépare cependant bien vite alors qu’il lui pose une question :

    « Qu'est-ce qu'il y a dans la forêt, ma puce ? »

    Une petite lueur inquiète passe dans ses grands yeux bruns et son sourire devient une petite moue perdue. Elle cherche au fond de sa mémoire une réponse complète à donner à son père. Il y avait quoi dans la forêt ? Un monstre… Et il était très grand et très poilu. Il avait de très longues dents très pointues et il mangeait les enfants que les fantômes avaient attiré là bas. Voilà ce qu’il y avait dans cette forêt.

    Non, elle n’en était pas tout à fait certaine non plus, elle n’y était pas allé d’elle-même mais les enfants savaient ce genre de chose. Ce n’était pas parce que les parents cessaient d’y croire que ça n’existait pas n’est ce pas ? Clover elle, dans son cauchemar, elle l’avait très bien vu. Peut être que c’était ce monstre qui avait mangé maman… Et maintenant il voulait la manger elle ? Et papa après ?

    La petite lève un regard apeuré vers son père à cette pensé mais ce dernier distrait son attention en venant récupérer les cartes entre ses mains. Clover baisse les yeux dessus et à la façon qu’on les enfants de savoir passer d’une humeur à une autre d’un battement de cil, un sourire revient flotter sur ses lèvres alors qu’elle s’écrit :

    - Uno !

    Se disant, elle relâche le paquet de carte pour que papa puisse le prendre et les battre afin qu’il puisse jouer. Sauf que…

    Une petite exclamation de dépit franchit les lèvres de Clover en voyant Jillian aller reposer le jeu de carte sur sa table de chevet. Elle s’apprête déjà à jouer du caprice de si bon matin mais son père la coupe dans son élan, avançant un index devant elle pour capter son attention, ce qui réussi pour le moment puisqu’elle n’a pas encore eu le temps de prendre la main…

    « Il est trop tôt pour jouer au Uno, Clover. Plus tard. Je suis encore tout endormi. Je dois me réveiller comme il faut d'abord. Puis, tu vas prendre ton bain, papa va prendre sa douche après. Finalement, nous irons manger des gaufres avec « un peu » de sucre. Et après le Uno. Et on l'amènera avec nous à la salle à manger. Peut-être que Raymond va avoir un peu de temps libre et vouloir jouer avec nous. D'accord ? »

    Mais pas du tout ! Il n’était jamais trop tard ni trop tôt pour jouer au Uno !! Et papa avait les yeux ouverts ! Il ne semblait pas si endormit !
    Clover trépigne, geint, remue… Tout pour annoncer l’arrivée imminente d’un gros caprice… Non, elle ne veut pas prendre son bain ni rien, elle veut jouer au Uno !!! Et au milieu du programme de son père elle gémit :

    - Juste une partie… ! Une ! Une seule !

    Elle lève son pouce pour montrer ce « un » comme si ainsi Jillian allait mieux comprendre et accepter de céder à cette partie de Uno… Sauf qu’il continu de parler et quand il parle de gaufre, Clover suit le mouvement, pas plus perturbée que ça par le changement d’idée :

    - Avec du chocolat et de la chantilly !

    Et ensuite il est enfin à nouveau question de leur partie de Uno. Avec Raymond ! Le gentil monsieur de la bibliothèque qui sourit tout le temps ! Parfois quand son père était occupé et qu’il ne voulait pas la laisser crapahuter partout dans l’hôtel, Jillian la confiait au jeune homme et le plus souvent, ils restaient dans la bibliothèque. Clover faisait des coloriages, abrutissant Raymond de question d’enfant comme « pourquoi le ciel est bleu ? », « et pourquoi les oiseaux volent ? » et déjà plus intéressé : « et pourquoi on ne peut pas s’en aller… ? ».

    Raymond répondait toujours avec beaucoup de patience. Sauf à la dernière. Mais Clover aurait bien aimé connaître la réponse…

    Elle sort de ses pensés alors que son père la renverse sur le lit pour la chatouiller, lui parlant des vêtements qu’elle allait mettre aujourd’hui. Clover éclate de rire, se tortillant sur le lit en essayant d’échapper aux mains de son père et entre deux hoquets de rire elle parvient quand même à placer :

    - la jupe rose qui tourne ! Et mes souliers vernis !

    Une vraie fille quoi… !

    Néanmoins, quand les chatouilles cessent, Clover revient tout contre son père. Instinctivement, preuve que malgré le fait qu’elle en veuille plus dormir, elle était encore fatiguée, Clover revient mettre son pouce dans sa bouche, caressant encore son nez de son index, se blottissant contre son petit papa adoré. Elle ne bouge plus une minute ou deux et finalement le pouce quitte la bouche, sa main venant jouer avec un pli du t-shirt sur le ventre de Jillian.

    - Il y a un monstre dans la forêt.

    Elle a un petit couinement avant de poursuivre :

    - Et des fantômes aussi qui attirent les gens pour que le monstre les mange.

    Clover se rencogne encore contre son père, comme si rien que d’en parler, le monstre allait tout à coup surgir de derrière la fenêtre ou de sous le lit. Néanmoins, sautant du coq à l’âne comme tous les enfants, Clover pose la même question qu’elle pose presque tous les jours :

    - On peut sortir de l’hôtel aujourd’hui ?

    Sauf que cette fois elle poursuit sa question, preuve qu’il y avait un lien entre les deux sujets :

    - Je voudrais voir maman.

    Pour que maman aussi empêche le monstre de venir avec papa…

    Clover lève la tête vers son père et l’observe un instant sans rien dire, plongeant juste dans son regard sombre. Elle étire la main pour venir caresser du bout de son index le piercing sur la lèvre et tout à coup elle s’exclame :

    - Je peux me faire percer les oreilles moi aussi ?!

    Elle se redresse assise dans le lit, venant toucher le lobe de ses oreilles.

    - Comme maman, ça lui fera plaisir tu crois ? Elle ne sera plus fâchée ?

    Parce que maman ne pouvait être que fâché pour être partit sans plus jamais revenir…

    Ca lui arrivait assez peu de se mettre à parler de la disparition de sa mère. Parce que Jillian semblait en proie à beaucoup d’émotions dans ces cas là et puis parce qu’elle obtenait peu de réponse en général. Mais cette nuit, attaquée par le monstre, maman avait cruellement manqué dans le lit avec papa…
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Jillian R. Mizuno
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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime18.10.10 8:17

Un caprice s'annonce de si bon matin... Jillian n'aurait aucune pitié à utiliser grognements et ton de dispute made in papa. Clover devait apprendre à cesser ces caprices d'enfant et ce n'est pas en la laissant faire qu'elle changerait ça. Oui, Jillian cédait parfois. Mais pas toujours ; il ne fallait rien exagérer ! Qui plus est, Clover était elle-même assez grande pour reconnaître un caprice d'un désir important. Il fallait seulement remettre les pendules à l'heure des fois de temps en temps ! Mais visiblement, ça ne serait pas nécessaire cette fois, au grand soulagement de Jillian. Car oui, il grognait souvent, mais il n'aimait pas pour autant le faire, surtout pas sur sa pauvre petite chouette !

Jillian avait attiré l'attention de sa petite fille sur un autre sujet. C'était chose facile à faire, surtout lorsqu'on commençait à parler vêtement !

    « La jupe rose qui tourne ! Et mes souliers vernis ! »


Oui bon... C'était le risque avec ce genre de question... Jillian se redresse juste assez pour jeter un coup d'oeil à l'extérieur. Brumeux, comme d'habitude... Il lui semblait qu'il n'y avait que ça, en Angleterre, de la brume ! Depuis qu'ils étaient arrivés ici, c'était limite dément à quel point il n'y avait eu que ça... Lui qui pensait que ce n'était que des légendes urbaines à propos du pays ! Et même si Clover voulait porter une jupe et de jolis souliers, ça ne voulait pas dire que c'était une bonne idée. Mais ils verraient ça plus tard. Ils pourraient sûrement trouver un juste milieu qui ne froisserait pas trop la fillette.

Jillian était sur le point de redemander à Clover la raison pour laquelle elle avait si peur de la forêt près de l'hôtel, bien qu'il hésitât encore. Ce n'était pas vraiment une bonne idée que de forcer une enfant à se replonger dans ses terreurs. Néanmoins, la petite y revient d'elle-même et Jillian l'écoute avec une attention toute sauf feinte.

    « Il y a un monstre dans la forêt. Et des fantômes aussi qui attirent les gens pour que le monstre les mange. »


L'homme fronce les sourcils. Il serre doucement sa fille contre lui, histoire de la réconforter. Pourquoi avait-elle de telles idées à propos de cette forêt ? Pourtant, ils ne s'en étaient pas approchés. Et ces histoires de fantômes... Les monstres, c'était quelque chose de récurant concernant les peurs infantiles. Mais les fantômes qui attirent les gens ? Oh, probablement qu'en temps normal, Jillian ne se serait pas trop posé de questions à ce propos... Mais depuis qu'il était arrivé ici, il avait souvent d'étranges impressions, par exemple, celle d'être observé constamment. Ça n'aidait en rien à ne pas se faire des idées lorsque sa fille commençait à lui parler de fantômes. Surtout qu'il avait entendu des bruits de couloirs à propos de dits fantômes. Attention, il n'y croyait pas une seule seconde ! Mais ça le mettait dans une colère indescriptible de seulement songer au fait que quelqu'un ait pu faire peur à Clover à ce sujet !

Jillian se redresse, avant-bras posé contre le matelas. Il observe sa petite qui a à nouveau le pouce dans la bouche. Gentiment, il l'enlève de là. C'était mauvais pour ses dents, même s'il savait que pour elle, c'était un geste réconfortant.

    « On peut sortir de l’hôtel aujourd’hui ? Je voudrais voir maman. »


À ces paroles, le coeur de Jillian manque un battement. Du moins, c'est ce qu'il croit jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il tambourine à ses oreilles si fortement qu'il a peur, pendant un moment, que Clover l'entende. Mais c'est stupide. L'homme ferme les yeux un court moment, comme si ça pouvait faire disparaître la question. Mais rien n'y fait. Et il n'a pas le temps de répondre que déjà, Clover est partie sur une nouvelle idée qui, s'il ne savait pas se contrôler, lui donnerait envie de hurler. Pas après Clover, non. Mais il aimerait parfois hurler à Claudia qu'elle n'avait pas de coeur pour être partie ainsi. Hurler au monde qu'il avait mal lui aussi, qu'il souffrait. Que Clover souffrait encore plus si possible.

    « Je peux me faire percer les oreilles moi aussi ?! Comme maman, ça lui fera plaisir tu crois ? Elle ne sera plus fâchée ? »


Mais Jillian ne hurle pas. Il se contente de glisser une main sur la joue de sa petite fille avant de l'attirer à lui pour la serrer à nouveau dans ses bras. Ce faisant, il murmure doucement :

    « Viens ici, Clo. Viens faire un câlin à papa... »


Jillian se mure dans un silence presque complet pendant près d'une minute. Et si la petite commence à gigoter, impatiente, il la serre un peu plus fortement contre lui, pas assez pour rendre le câlin inconfortable, seulement pour lui demander de patienter un petit peu. Et finalement, lorsque l'homme a ressemblé assez de courage pour commencer à parler, il le fait. Clover méritait toutes les explications possible et toute la vérité, du moins dans la limite de ce qu'elle pouvait comprendre.

    « Ma puce... Il y a quelque chose que je sais et dont je suis certain à 100%. C'est que maman n'est pas en colère contre toi, ni contre moi. Maman t'aime plus que tout au monde. Et moi aussi. »


Il dépose un baiser dans la flopée de cheveux blonds avant de relâcher la petite, lui faisant un sourire certes forcé.. mais c'est l'intention qui compte. Avec une tendresse infinie, Jillian caresse une petite joue à la peau de pêche avant de glisser sa main dans les cheveux doux comme la soie. Et finalement, après ce petit moment câlin avec son bébé, Jillian se redresse pour sortir du lit. Il a une grimace. Bon sang qu'il aurait dormit ce matin... Il espérait au moins que ce soir, Clover ne ferait pas de cauchemars ! Et parlant de miss Clo, Jillian fait le tour du lit pour prendre la petite dans ses bras.

Un petit « hmm » songeur s'échappe des lèvres de l'homme alors qu'il fait quelques pas dans la chambre en direction de la petite commode dont un des tiroirs est réservé à Clover. Il l'ouvre pour découvrir la majorité des vêtements de la petite. Dans une des tables de nuit, on trouvait ses sous-vêtements et ses bas. Mais ici, c'était tout le reste. Et c'était plein à craquer...

    « On peut te choisir une jolie jupe aujourd'hui, Clo, mais il va falloir mettre des collants. Il ne fait pas très beau dehors encore... Et un pull aussi ! »


Ce disant, le papa commence à fouiller dans les pulls de la petite, espérant que la séance d'habillage allait au moins avoir le mérite de lui changer les idées. Et pendant qu'ils cherchent ensemble des vêtements convenables pour cette journée, Jillian attire l'attention de la petite en revenant sur un sujet qu'il devait éclaircir.

    « Tu sais, pour la forêt. Il n'y a pas de monstre là, ma puce. Il y a sûrement des animaux sauvages, mais pas de monstres. Tu sais que tu ne dois pas y aller toute seule quand même, n'est-ce pas, Clo ? »


Il sourit doucement à la petite, glissant une main dans ses cheveux.

    « De toute façon, je veux que tu sois toujours avec moi ou avec Raymond. »


Ça aussi Clover le savait. Pas le choix, pauvre petite... Jillian le répétait au moins dix fois par jours !!


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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime20.10.10 23:43

« Viens ici, Clo. Viens faire un câlin à papa... »

Clover s’exécute, passant ses bras autours du cou de son père lorsque ce dernier vient l’étreindre. Elle remue un peu, le temps de se trouver une position confortable et devant le silence de Jillian, la petite fille vient déposer un baiser sur sa joue en serrant plus fort, avec cette conscience enfantine que son père à besoin d’être « consolé ».

Le silence dure ainsi un temps qui rapidement se fait long pour la petite qui n’avait déjà plus envie de dormir tout à l’heure et qui n’en a pas plus envie maintenant. Elle gigote, l’étreinte de son père s’intensifie et à nouveau elle cesse de remuer quelques instants, répondant instinctivement à la demande muette.

« Ma puce... Il y a quelque chose que je sais et dont je suis certain à 100%. C'est que maman n'est pas en colère contre toi, ni contre moi. Maman t'aime plus que tout au monde. Et moi aussi. »

Il n’y a aucun mot pour franchir les lèvres de Clover. Parce que papa à toujours raison non ? Les adultes ça ne ment pas… Tout au moins, papa ne ment pas. Elle se contente d’observer les jolis yeux en amande de Jillian, captivée comme toujours par ces courbes exotiques. Clover aimerait bien avoir des yeux comme ceux de son père. Parce qu’ils sont si jolis…

Raymond à des yeux pareils d’ailleurs, et sur lui aussi c’est très joli. Et sur elle alors ?

Finalement Jillian se redresse, sort du lit, et Clover le suit des yeux, un nouveau sourire sur les lèvres. Elle se redresse à genoux sur le lit en voyant son père contourner ce dernier et lorsqu’il est à sa hauteur, elle tend les bras en avant pour mieux s’agripper à lui façon koala !

N’est ce pas qu’il était fort son père, à la porter comme ça ? Elle quand elle essayait de porter quelque chose, c’était toujours trop lourd. Mais papa n’était pas vraiment monsieur tout le monde… Ben non, c’était son père… Et par définition, c’était « juste » le meilleur du monde… CQFD…

Approchant de l’armoire à vêtement, Clover lâche d’une main le cou de son père pour venir toucher les vêtements. Evidemment, le premier qu’elle attrape c’est la robe rose dont ils avaient parlé juste avant…

« On peut te choisir une jolie jupe aujourd'hui, Clo, mais il va falloir mettre des collants. Il ne fait pas très beau dehors encore... Et un pull aussi ! »

Clover tire sur le vêtement, faisant se défaire d’autre dans la pile et elle vient serrer la robe contre elle, comme s’il était soudain vital qu’elle ne la quitte plus. C’est robe qu’elle veut, pas un autre vêtement. Le pull elle s’en fichait et puis les collants…

- Mais ça gratte ça…

Ou pas… Mais bon, on a l’esprit de contrariété ou on l’a as…

« Tu sais, pour la forêt. Il n'y a pas de monstre là, ma puce. Il y a sûrement des animaux sauvages, mais pas de monstres. Tu sais que tu ne dois pas y aller toute seule quand même, n'est-ce pas, Clo ? »

Courte pause et puis :

« De toute façon, je veux que tu sois toujours avec moi ou avec Raymond. »

En même temps, elle aurait été bien mal inspiré de ne pas le savoir… Son père devait le lui répéter un certain nombre de fois dans la journée déjà… Bon à sa décharge, il arrivait souvent à Clover d’aller crapahuter partout en oubliant parfois de dire où elle allait…

Mais pas en direction de la forêt. Jamais. Elle lui faisait peur cette forêt et même avec son père, elle ne voulait pas s’en approcher. Il faisait noir là bas. Et froid aussi. Et quoi qu’en dise papa, cette fois il avait tort : il y avait un monstre. Les fantômes leur amenaient des gens pour les manger et on ne les revoyait plus jamais… Comme maman…

Clover chigne un peu, remuant dans les bras de Jillian pour pouvoir toucher le sol à nouveau de ses deux pieds. Elle manque presque de tomber en arrière en remuant trop fort et ne doit qu’au bon réflexe de papa d’être rattrapé au dernier moment, même si elle ne s’en rend pas compte…

Elle finit donc par rejoindre le sol et s’enfuit dans la petite salle de bain, ignorant les allusions de son père au sujet de la forêt. Elle ne le croyait pas, point à la ligne.

Dans la salle d’eau, Clover pose sa robe sur une chaise et vient près de la baignoire, se hissant sur la pointe de ses pieds nus et se penchant en avant, étirant par la même le bras pour venir pousser le robinet d’eau. Elle fait comme papa lui a montré, tournant les boutons doucement et mettant sa main sous l’eau à chaque fois pour vérifier que ce n’est pas trop chaud.

Parce qu’une fois elle s’était brûlée comme ça. Et elle ne s’était pas raté… Le docteur avait posé sur sa main une pommade et un gros collant pour qu’elle n’y touche pas, mais ça avait vraiment brûlé fort et elle avait énormément pleuré… Du coup, Jillian lui avait montré comment faire plutôt que de prendre le risque que ce genre d’incident n’arrive à nouveau…

Une fois l’eau à la bonne température et le bras de son pyjama mouillé jusqu’au coude… Clover se tourne vers l’entrée de la pièce pour voir son père qui y était entré.

- Je peux avoir de la mousse qui sent bon ?

Encore que pour être honnête, le côté « qui sent bon » lui était strictement égal… Elle voulait surtout le côté « mousse », fallait pas se leurrer…

Et avant même que Jillian ai pu répondre, elle s’exclame :

- C’est moi qui fait !

C’était probablement un truc qu’avait tous les enfants de vouloir faire ce genre de truc… Verser le bain moussant, appuyer sur le bouton de l’ascenseur, mettre le ketchup dans les pâtes… Et pourtant le résultat n’était pas toujours très très fameux, valait mieux bien surveiller.

Dans les tous premiers jours par exemple, il avait suffit de trente secondes d’inattention de son père, à peine le temps d’aller chercher ses sous vêtements dans l’armoire, et Clover avait déjà renversé une bonne demie bouteille de bain moussant… Bon, elle s’était aussi copieusement faite disputer…

La petite fille commence à retirer le haut de son pyjama mouillé et son regard brun se pose une seconde sur les petits nounours colorés, avec l’attention pour les choses futiles que seuls les enfants peuvent avoir.

Finalement, elle retire aussi le pantalon et une fois que Jillian à coincé le bouchon dans le fond du bain, elle commence à escalader plus ou moins le rebord de la baignoire, chassant comme elle peut les mains de son père qui ne font probablement que s’assurer qu’elle ne va pas glisser.

- Laisses-moi, regardes je sais faire.

Et en même temps, à écouter Clover, elle savait toujours tout faire, alors…

L’enfant s’installe dans le fond du bain avant de venir regarder dans son dos ses cheveux qui vont être mouillé. Elle les ramènes en une seule grosse mèche par-dessus son épaule et relève les yeux sur son père :

- Tu viens prendre un bain toi aussi papa ? Il faut te laver pour que tu sentes bon toi aussi.



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Jillian R. Mizuno
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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime27.10.10 5:13

    « Mais ça gratte ça… »


Bien sûr, tout de suite les grandes excuses ! Et malgré un matin encore assez difficile vu le manque de sommeil la nuit précédente, Jillian sourit doucement à sa petite peste préférée. Il glisse une main dans ses longs cheveux comme il avait toujours adoré le faire. Une fois, à la garderie, il y avait eu une épidémie de poux. Il s'en souvient très bien, c'était l'an passé. Il avait eu la peur de sa vie ! Faire couper les longs cheveux de sa petite Clo adorée ? Jamais ! Heureusement, la petite fille n'avait pas eu droit aux poux. Mais, juste pour être certain, Jillian lui avait fait un traitement. Ces longs cheveux ne seraient jamais coupés que pour les entretenir et ce, d'un centimètre ou deux de la fois seulement ! Ils étaient soyeux, des cheveux de bébé encore ! Certaines idiotes, amenaient leurs gamines de quatre ans chez la coiffeuse pour les faire teindre parce que les fillettes le désiraient... Pas lui ! Et Clover ne pourra pas se teindre avant d'atteindre sa majorité comme c'était partit...

Mais pourquoi aimait-il tant les longs cheveux de son bébé ? Tout en les caressant, un petit sourire place sur le visage de l'homme. Il se penche pour déposer un baiser sur le nez de son petit bout de chou. Clover avait les cheveux de sa maman. Pas la couleur pourtant, eh non. Ceux de Claudia n'étaient pas blonds comme ceux de Clover. Mais ils avaient la même douceur, la même souplesse et étaient tout aussi divinement ondulés, à peine. Ce blond était néanmoins une fascination de plus pour Jillian qui avait toujours eu les cheveux noir corbeau, gêne qui avait été transmis par son père, Japonais, mais aussi par sa mère dont tous les ancêtres avaient les cheveux noirs, sensément. Mais Clover avait hérité de la couleur de son père... Cette pensée crispe Jillian qui pince les lèvres sans même s'en rendre compte.

Et soudainement, la petite profite de ce moment d'inattention de la part de son père pour gigotter dans tous les sens, tentant de sauter sur le sol. L'homme la rattrape à temps alors qu'elle est sur le point de réussir... mais probablement pas de la façon qu'elle espérait. Cependant, la petite n'en semble pas désarçonnée un seul moment, se ruant immédiatement vers la salle de bain. Au moins, ce matin n'était pas un de ces matins où la petite ne voulait pas se laver... C'était encourageant. Jillian la suit donc, patient, la laissant courir si ça pouvait lui faire plaisir. Il détestait voir ces parents qui n'étaient pas capables de laisser courir ou crier leurs enfants des fois de temps en temps. Pas toujours, certes, mais bon sang... Ils avaient besoin de dépenser toute cette belle énergie !... Sauf lorsqu'on parlait du bain mousse.

    « Je peux avoir de la mousse qui sent bon ? C’est moi qui fait ! »


Jillian arque les sourcils. Ah non... Avec la petite bêtise qu'elle avait fait à leur première journée ici, soit verser la moitié de la bouteille dans le bain, Jillian n'allait sûrement pas la laisser faire. Oh, peut-être le soir venu, lorsqu'il serait plus calme. Mais ce matin, il était exténué et avait peur qu'un erreur d'inattention de sa part se transforme en mini drame matinal. Alors il va certes chercher la bouteille de bain moussant, histoire de faire plaisir à sa petite fille, mais ne la lui laisse pas. Et de toute façon, l'enfant a déjà commencé à retirer son pyjama.

La petite prend grand soin de monter elle-même dans le bain. Jillian s'assure qu'elle n'y tombe pas tête première, mais sans lui toucher, histoire qu'elle ne se frustre pas. Ce n'était peut-être pas dans ce but directement, mais c'était plus un réflexe. Jillian ne pouvait pas non plus tout faire pour Clover. Cependant, en bon papa, il avait le coeur brisé à chaque fois que son bébé se faisait mal. C'était normal après tout... Une fois Clo bien assise dans le bain, Jillian débouche la bouteille de mousse. Avant que la petite ne proteste, il lève un index pour l'interrompre.

    « C'est moi qui vais le faire Clo. De toute façon, tu es déjà dans ton bain. »


Pour la faire patienter, il lui tend la petite fleur de douche rose posée sur un crochet à cet effet, près d'une autre fleur de douche plus grande et verte, celle de Jillian. Ainsi, il donne la sienne à la petite fille, après y avoir déposé une bille du gel de douche de Clo.

    « Savonne-toi comme une grande, mon bébé. »


Un peu contradictoire ? Et comment... Toutes les étapes que franchissait un enfant dans la vie étaient synonyme de joie... et de douleur pour un père ! Et oui, lorsque Clover a commencé à vouloir et surtout, savoir se savonner seule, Jill était très fier... et triste aussi. Parce que sa petite fille grandissait et s'épanouissait. C'était une belle récompense pour un père en bout de ligne, mais ça voulait aussi dire que Clover avait de moins en moins besoin de lui. Oh, elle aurait toujours, en quelque part, besoin de son papa. Même à trente ans ! Mais de moins en moins... et ça troublait le jeune papa.

Jillian verse le bain moussant près de l'arrivée d'eau. Une douce odeur de lilas emplie l'atmosphère pendant un moment. Il referme la bouteille, puis la pose sur le sol, contre le mur, histoire d'aller la reporter dans l'armoire lorsque Clover sortirait du bain. Pour le moment, il restait sagement assis sur le sol, près de sa toute petite !

    « Tu viens prendre un bain toi aussi papa ? Il faut te laver pour que tu sentes bon toi aussi. »


Le papa en question a un petit sourire amusé. Il étire le bras, tâtonne un moment le dessus du comptoir de la salle de bain, puis, en s'étirant un peu, réussi à attraper une grosse pince. Il entreprend ainsi de remonter les cheveux de la fillette au-dessus de sa tête pour les y attacher. Ainsi, le bout ne serait pas humide. Ils ne les laveraient que ce soir.

Doucement, Jillian répond à la question de Clover une fois cette tâche finie :

    « Non, mon poussin. Papa va prendre une douche après ton bain. »


Il tend la main pour que la petite lui donne la fleur de douche. Et lorsque finalement il l'a à nouveau en main, il fait signe à Clover de se tourner. Une fois fait, il commence à savonner doucement le dos de la fillette.

    « Alors, qu'est-ce que nous allons faire aujourd'hui ? Raymond m'a dit qu'il avait reçu de nouveaux livres dans la section pour enfants. Les images y sont très belles. Tu voudrais que nous y allions ? »


À l'hôtel, il fallait des trésors d'imagination pour réussir à trouver une activité convenable pour un enfant... et ce n'était pas vraiment le fort de Jillian quand il venait tout juste de se lever, tout comme le montrait sa suggestion. Car probablement que la fillette préférerait encore courir et jouer en ayant au moins le droit de faire un minimum de bruit avant de passer peut-être une petite heure à la bibliothèque ! Alors le papa se creuse encore un peu la tête. Entre-temps, il tend à nouveau l'éponge en fleur à Clover, histoire qu'elle continue à se laver « comme une grande », sous la supervision de papa, bien entendu.

Jillian s'appuie sur le bord du bain. Il y pose la tête, fermant pour moitié les yeux. Dieu qu'il était fatigué... Peut-être pourrait-il réussir à faire faire sa sieste à Clover pendant la journée. Si elle se dépensait assez le matin, ce serait possible et ils pourraient dormir ensemble une petite heure. Ce qui était bien avec ce vieil hôtel, c'est que toutes les portes fermaient avec des clés, comme à l'ancienne. Enfin... ce n'était peut-être pas si ancien comme principe, mais soit. Et ainsi, il fallait absolument la clé pour sortir ou entrer dans la pièce... Pratique avec une enfant de presque six ans un peu trop curieuse qui aimait bien aller rôder dans l'hôtel lorsque son père avait le dos tourné !

Bref... dommage qu'il fasse si gris à l'extérieur. Il n'avait pas vraiment envie d'aller jouer dehors avec Clover lorsqu'il faisait ce temps. Ce n'était pas le moment pour sa petite d'attraper quelque chose... Et lui non plus ! Il était tourmenté ces derniers temps, sans vraiment savoir pourquoi... Mais ça lui rappelait un truc, par contre, un jeu qu'il avait pensé faire il y a un moment, mais qu'il avait oublié finalement.

    « Qu'est-ce que tu dirais de faire un jeu d'exploration Clo ? »


Il se doutait très bien de la réaction de la petite à cette phrase et surtout, de sa réponse !

    « Nous allons faire une jolie liste ensemble. Nous allons dessiner des objets auxquels nous pensons, puis nous allons écrire leurs noms en dessous. Et ensuite, nous explorerons l'hôtel pour essayer de trouver ces objets ! Qu'en penses-tu, mon bébé ? »


Il espérait que l'idée allait être aussi bonne qu'il en avait l'impression... parce que sinon, il donnait sa langue au chat !

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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime30.10.10 20:25

Désolée, soudain, je n'ai pas résisté à la crise de larmes Rolling Eyes

    « C'est moi qui vais le faire Clo. De toute façon, tu es déjà dans ton bain. »

    A ces mots, Clover relève des yeux curieux sur son père. Lorsqu’elle se rend compte que Jillian a la bouteille de bain moussant dans la main, elle trépigne en levant les bras pour pouvoir la lui prendre et comme celle-ci reste hors de sa portée, ses yeux s’embuent et sa voix par dans un gémissement suraigu. Elle voulait le faire !

    - Non c’est moi !!! C’est moiiii !

    Ce dernier « moi » s’apparente plutôt a un cri alors que le gel odorant tombe dans l’eau. Elle envoi un regard lourd d’un grand reproche à Jillian alors que ce dernier lui donne, à la place, la fleur de douche. Clover l’arrache presque des mains de son père, reniflant, geignant, exprimant son mécontentement.

    La vérité ? Elle était fatiguée… Oui c’était elle qui s’était levée, parce qu’une fois le soleil debout et ses yeux ouverts, elle était incapable de dormir… Mais il était tôt, la nuit avait été éprouvante et ainsi, malgré son refus obstiné de se recoucher, Clover était assez fatiguée pour manquer de partir en crise et en larmes à la moindre contrariété. C’était sans compter l’attention absolue qu’elle réclamait à son père ce matin là…

    « Savonne-toi comme une grande, mon bébé. »

    Une larme perle à ses cils mais ne va pas plus loin alors que la petite fille renifle encore, allongeant ses pieds dans l’eau et faisant aller la fleur rose le long de son avant bras, puis dans son cou, sur son ventre… Faisant une mousse généreuse et qui sent bon l’amande douce sur son épiderme. Elle continu de se plaindre de façon plus ou moins bruyante tandis que son père s’installe sur le sol près du bain, venant attacher ses long cheveux sur le dessus de sa tête avec une grosse pince.

    « Non, mon poussin. Papa va prendre une douche après ton bain. »

    Encore un refus… Et lorsque Jillian, après lui avoir passé le savon dans le dos, lui donne à nouveau la fleur de douche, Clover la prend et la jette dans la baignoire avec un long cri outré.

    « Alors, qu'est-ce que nous allons faire aujourd'hui ? Raymond m'a dit qu'il avait reçu de nouveaux livres dans la section pour enfants. Les images y sont très belles. Tu voudrais que nous y allions ? »

    Clover reste « presque » sage, simplement le temps d’écouter son père, mais il est probablement visible qu’elle se fiche à présent de tout ce que son père peut lui dire… Elle laisse une larme ou deux lui rouler sur les joues alors qu’elle hoche la tête de gauche à droite avec ardeur : non, elle n’a pas envie de voir des livres ! Elles s’en fiche des images !

    « Qu'est-ce que tu dirais de faire un jeu d'exploration Clo ? »

    - Non !

    Alors qu’en toute honnêteté, ça lui aurait drôlement fait… Mais pas là ! Là, papa ne voit pas qu’elle est malheureuse et petite crise promet de devenir grande s’il ne lui prête pas plus d’attention très vite…

    « Nous allons faire une jolie liste ensemble. Nous allons dessiner des objets auxquels nous pensons, puis nous allons écrire leurs noms en dessous. Et ensuite, nous explorerons l'hôtel pour essayer de trouver ces objets ! Qu'en penses-tu, mon bébé ? »

    Fin du discours de papa… Début de la crise de Clover… Cette fois elle se met à pleurer et hurler tandis que de ses yeux bruns, de grosses larmes de fatigue et de colère s’échappent pour aller rouler le long de ses joues rondes. Elle donne des coups de pieds dans l’eau, claque la surface avec ses deux mains et cri à un taux de décibels qui feraient rougir de honte une ambulance…

    Clover hoquette, gémit, parle de façon incohérente tellement ses pleurs la rende incompréhensible et lorsque la fleur de douche, à la surface de l’eau, entre en contact avec sa peau, elle la récupère dans sa main et la rejette dans la pièce, par-dessus l’épaule de Jillian, criant avec colère.

    C’était… Gratuit… Inutile… Mais la petite s’y donnait à cœur joie, y allant à plein poumon, pleurant comme si c’était la dernière chose qu’elle allait faire avant de mourir… Et s’ils avaient des voisins, elle aurait pu passer pour une enfant battue !

    - Mais… Maiiiiiiiiis…

    Elle se calme à peine, juste assez pour que les mots qui passent ses lèvres soient compréhensibles.

    - Je voulais… Mon bain… Avec toiiiiiiiiii !!!

    Clover tend les bras vers son père comme si, après l’avoir repoussé et lui avoir jeté sa colère au visage, elle voulait se faire consoler et câliner. Un caprice ? Oui… Et non… Une de ces crises de larmes qu’on les enfants et qu’on ne sera jamais tout à fait à même de comprendre…

    - Et… Et… Et…

    Façon disque rayé, chaque « et » est ponctué d’un hoquet et d’un sanglot supplémentaire.

    - Et qu’on fasse du véloooooooo !

    Ha oui et aussi, agitant les doigts pour toujours réclamer un câlin de son père :

    - Le uno… Aussi…

    L’une de ses mains revient sur son visage, venant frotter un de ses yeux et sa joue. Les sanglots se calment mais à peine. Ses pieds continuent de battre plus ou moins dans l’eau du bain et elle vient se jeter au cou de son père.

    - Viens… Avec moi… Pour le bain s’il te plaîîîîît… !

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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime20.11.10 5:47

Jillian l'avait sentit venir à des kilomètre. La crise du siècle... Et il avait fait son possible pour sembler tout heureux, continuant à parler avec entrain, proposant quelques petites choses à Clover pour la faire changer d'avis. Parfois, lorsque la crise en prévision était tout sauf sérieuse, il réussissait à faire diversion. Mais visiblement, cette fois, Clover n'avait pas l'intention de lâcher le morceau. Pour elle, la crise était sérieuse. Et elle le devenait pour Jillian qui, franchement, ce matin, n'avait pas du tout l'énergie nécessaire pour avoir une Clover en colère dans les bras. Car bien que petite, lorsqu'elle décidait que rien ne faisait son bonheur, Clover était une vraie tornade. Et ne croyez pas pouvoir l'arrêter en deux minutes ! C'était bien ça le pire...

Le tout commence par un non tonitruant que Jillian tente d'ignorer. Mais, naturellement, ignorer une enfant en crise n'est pas toujours la bonne solution. Rarement, même. Ça, même si Jillian le sait, il ne peut s'empêcher d'espérer le contraire... Idiotie, peut-être, mais il était las. Et il avait l'impression lui aussi d'être à deux doigts de la crise de larmes, ce qui n'était pas rien pour un homme mûr d'une trentaine d'année... Et soudainement, la fleur de douche vole par-dessus une de ses épaules. Jillian sent la moutarde lui monter au nez. D'ailleurs, son regard déjà foncé devient complètement noir, la pupille se fondant dans un iris chargé de colère, de détresse, de tristesse. Ces crises étaient fréquentes. Du moins, à son point de vue. Et il était convaincu que c'était le départ précipité de Claudia qui avait provoqué ces sautes d'humeurs chez son bébé. Son petit bébé qui ne pouvait que souffrir du manque maternel sans savoir pourquoi. Et à ces moments là, Jillian haïssait Claudia de tout son coeur pour ce qu'elle faisait endurer à leur petite...

    « Mais… Maiiiiiiiiis… Je voulais… Mon bain… Avec toiiiiiiiiii !!! »


C'était un caprice, ça, auquel Jillian ne cédait pas. Et pourtant, Clover ne s'en était jamais débarrassé. Oh, certes, il avait déjà pris son bain avec Clover. Même que bébé, c'était parfois d'une douche dans les bras de papa dont la petite bénéficiait sous le regard attendrit de maman. (putain, une douche dans les bras d'Aoi, je la hais c'te gosse u_u). Mais Clover était maintenant une grande fille, même si ça le tuait de devoir se l'admettre. Et son bébé - notez encore une fois la drôle de contradiction - n'allait pas gagner sur ce point.

    « Et… Et… Et… Et qu’on fasse du véloooooooo ! »


Jillian soupire. Il glisse une main dans son visage. Quelques mèches glissent devant son regard, mais il ne semble même pas les remarquer. Il ne savait même pas s'il y avait un fichu vélo dans ce vieil hôtel. Et si c'était le cas, il n'était probablement pas pour enfants...

    « Le uno… Aussi… »


Bien entendu, le Uno... La tête de Jillian semblait battre au rythme de son coeur, comme si un marteau-piqueur s'y amusait. C'était très mauvais signe. Du moins pour lui qui se retrouverait bientôt avec un mal de crâne carabiné. Et chaque sanglot supplémentaire, bien qu'il semble exagéré, plantait un peu plus profondément un poignard dans son coeur de papa. Il détestait entendre sa petite pleurer. Et il détestait tellement sa femme présentement qu'il ne savait même pas comment on pouvait survivre à un tel sentiment de haine envers l'être aimé.

    « Viens… Avec moi… Pour le bain s’il te plaîîîîît… ! »


Et la note finale a raison de lui... Jillian relève la tête, les yeux plein d'eau.

    « NON CLOVER, NON !!! »


Jillian n'était peut-être pas de ces pères qui pouvaient se vanter d'avoir une patience à tout épreuve et qui ne levaient jamais le ton devant leur enfant. Néanmoins, il ne le faisait jamais de cette façon presque hystérique. Mais cette fois, c'était trop, beaucoup trop pour lui. Il avait à peine dormi. Et ce qu'il avait réussi à dormir, il l'avait passé à courir après une Claudia qui s'amusait à disparaître entre les arbres de la forêt entourant Seven. Ses nerfs étaient à vif et cette crise avait finalement eu raison de lui, malgré toute la bonne volonté avec laquelle il avait essayé d'aborder le matin depuis le réveil de Clover. Cette fois, c'était seulement la goutte qui avait fait déborder le vase. Et ce vase était drôlement plein...

Jillian retire un peu violemment le bouton qui retient l'eau du bain de couler. Il se lève vivement, allant chercher la fleur de douche qui traînait dans un coin pour la laisser tomber dans l'évier de la salle de bain sans plus de considération. Puis, il saisit une serviette épaisse qui était tombée sur le sol, probablement parce qu'il l'avait encore une fois mal pliée sur le socle la retenant. Aussitôt qu'il touche à la serviette, la voix de Claudia se fait entendre, comme un lointain souvenir. « Jillian ! Tu as encore placé ta serviette n'importe comment ! Après, tu dois en changer presque à tous les jours parce qu'elle se retrouver constamment sur le sol ! ». Et selon l'humeur de Claudia, car il n'y avait pas que des hauts dans leur relation, naturellement, l'exposé sur l'importance d'une serviette bien loin de la poussière du sol pouvait être plus ou moins long. Un sanglot s'échappe des lèvres de l'homme alors qu'il presse le tissu contre son visage, tentant d'y trouver le parfum si particulier de sa femme. Mais rien... naturellement. Cette serviette était propre et même si elle ne l'avait pas été, il n'y aurait eu aucune chance pour que le parfum de Claudia s'y trouve.

Et à cette pensée, un nouveau sanglot le saisit, faisant trembler ses épaules alors que des larmes glissent sur ses joues. D'un geste rageur, il les essuie du plat de la main avant de se diriger vers Clover, presque comme s'il ne la voyait pas. Il enroule la serviette autour de la petite toujours assise au milieu d'un bain maintenant vide, puis la prend dans ses bras pour retourner dans la chambre. Là, il l'assoie sur le lit, puis se tourne vers la commode contenant les vêtements de l'enfant, tel un automate. Il réalisait encore à peine qu'il avait hurlé sur sa fille, lui qui détestait terriblement ce genre de débordement, même s'ils arrivaient parfois.

    « Sèche-toi, Clover. »


Ce disant, il sort une paire de petits jeans et un t-shirt rose. Il trouve aussi des sous-vêtements, puis finalement un pull marine. Dernière fouille et ce sont des chaussettes roses qui sortent du tiroir qui, aussitôt, se referme. Il ne sanglote plus, mais de longues larmes glissent toujours sur ses joues maintenant brillantes. Et lorsqu'il s'approche du lit, déposant les vêtements sur celui-ci, près de Clover, son regard n'invite pas à la discussion. C'est ce qui serait porté aujourd'hui. Il croise les bras, observant la petite un moment sans rien dire. Et finalement, lorsqu'il ouvre la bouche, c'est l'heure des remontrances.

    « Les objets ne sont pas fais pour être lancé, Clover. Et je ne suis pas fier du tout !! Quand tu lances des objets, tu peux blesser des gens ! »


Mais son petit discours sonnait faux. Sa voix tremblait toujours un peu et à pleurer devant Clover, il avait peur d'avoir perdu un peu de son autorité. Du moins, dans le cas présent... Et finalement, il se laisse tomber assis sur le lit, la tête dans les mains. Il n'avait jamais cru avoir un enfant... alors l'élever seul ?! Parfois, ça lui semblait être une tâche monstrueuse !

    « Je... je ne sais plus quoi faire ! Je... n'ai pas l'énergie pour... pour continuer ! P...Parfois j'ai l'impression qu'il vaudrait mieux tout abandonner ! »


Il ne parlait pas vraiment pour que Clover comprenne. Il tentait seulement de se convaincre de quelque chose. Mais de quoi ? Il ne savait même pas ce qu'il avait envie d'abandonner ! Tout ce qu'il savait, c'est que l'envie de baisser les bras était belle et bien présente... et elle le fait fondre en larmes à nouveau. Ses épaules s'agitent et sa voix se brise alors qu'il murmure doucement :

    « J'ai besoin de toi, Claudia... »


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Clover Mizuno


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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime24.11.10 2:40

    « NON CLOVER, NON !!! »

    Clover sursaute et après un hoquet, pendant un bref instant, plus une seule larme ne vient alourdir ses cils. Elle sanglote de façon silencieuse, observant son père qui vient de crier comme il cri peut souvent. Elle sait très bien ce que ça signifie : papa n’est pas content et ne va pas la consoler. Il est même plutôt probable que papa se fâche encore plus fort en fait. Et de le savoir, ses yeux se brouillent à nouveau, débordent… Et elle se remet à pleurer comme l’éclat de voix n’avait pas eu lieu, sauf qu’elle a arrêté de hurler… Elle voulait l’attention de papa ? Elle l’avait… Et pas sûr que ça lui fasse autant plaisir que prévu finalement…

    La petite fille, toujours hoquetante, observe son père qui brasse de l’air en mouvements vifs et brusques, retirant le bouchon du bain, allant chercher la petite fleur de douche pour la balancer sans considération supplémentaire dans le lavabo puis se diriger vers la serviette de toilette. Il semble à l’enfant, un court instant, que Jillian en revient à de meilleurs sentiments. Ou du moins, qu’il n’est plus dans une phase de cri comme il venait toujours de lui en servir un, ce qui l’avait proprement laissé stupéfaite.

    Sauf que non. A son plus grand désarroi, sans qu’elle soit en mesure de comprendre ce qui arrive, Clover voir papa se mettre à sangloter, le nez dans la serviette de toilette, en proie lui aussi à un très gros chagrin. Et plutôt que de la calmer, cette situation inconnue l’inquiète… Alors elle pleure de plus belle et les petits sanglots capricieux deviennent des sanglots plus long, plus inquiet, plus porteur de détresse.

    Et quand papa se retourne vers elle pour s’approcher en essuyant quelques larmes de façon rageuse, un long cri perçant franchit ses lèvres, comme si elle avait soudainement eu peur de se prendre la fessée du siècle… Sauf que non, tout ce qu’elle se prend, c’est la serviette de bain qui est rapidement passée autours d’elle de façon un peu brusque mais pas violente. Son père ne lui avait jamais fait mal et si elle craignait ses cris, une fessée de temps en temps et ses grondements, elle n’avait jamais eu de raison de craindre d’être frappé par son père. « Les mains, c’est fait pour caresser ». C’est ce que maman disait toujours, une petite pointe de douleur dans le regard. C’était une des rares choses dont Clover se souvenait.

    De là, Clover se fait soulever de la baignoire. Elle gémit, bat des pieds une seconde mais rien n’y fait. En quelques instants, la voilà, toujours aussi hoquetante, posée sur le lit. Jillian est près de l’armoire, fouillant à l’intérieur, visiblement toujours en proie à une colère assez vive et incomprise du côté de Clo.

    « Sèche-toi, Clover. »

    Dans un premier temps, reniflant, calmant enfin les sons qui franchissaient ses lèvres, Clover ne bouge pas, se contentant de passer ses mains sur ses joues alors qu’il lui semble de plus en plus dur de lutter. Et puis un regard de papa par-dessus son épaule la convainc de s’activer un peu… Alors elle se met debout sur le lit et vient passer la serviette sur son petit corps maigrichon, tremblant un peu dans le frai du petit matin qui a envahit la pièce et qu’elle sent bien maintenant que son épiderme est à découvert et humide.

    Papa revient, les bras chargés de vêtements. Les lèvres de CLover s’arrondissent, prêtent à déverser un torrent de « mais » parce que ce n’est pas du tout les vêtements qu’ils avaient dit qu’elle mettrait, mais de toute évidence, papa n’a pas envie du tout de discuter à ce sujet. D’ailleurs, il pleure toujours lui aussi, et Clover ne sait toujours pas pourquoi. Peut être que papa ne l’aime plus ce matin ?

    L’enfant lâche la serviette, reniflant toujours mais le flot de larme commençant à tarir doucement. Elle lève un pied pour entrer correctement dans les sous vêtement et bientôt, elle à le mérite de se retrouver les fesses au chaud ! Encore une minute et le pantalon est enfilé et boutonné. Toujours de manière un peu saccadé mais visiblement, papa est sur les nerfs et pas la peine de le lui faire remarquer.

    - Tu fais mal !

    Elle proteste vivement et pourtant, en fait, Jillian ne fait pas mal. Se sont juste ses mots à elle. La seule façon qu’elle a trouvé pour exprimer son trouble alors qu’après avoir retiré la pince qui retenait ses cheveux, son père lui prend le bras pour qu’elle enfile le t-shirt plus rapidement.

    Le pull est pour l’instant laissé sur le dessus du lit et Clover s’assied de nouveau, récupérant la serviette pour en passer le bout sur son nez. C’était ça ou son t-shirt alors fallait faire un choix hein… Elle renifle encore un peu, comme pour tester, mais ça va mieux de ce côté-là. Et tandis qu’il lui enfile ses chaussettes après un instant à la regarder de cette façon si sévère qu’il pouvait parfois avoir, papa reprend la parole, pas content du tout du tout…

    « Les objets ne sont pas fais pour être lancé, Clover. Et je ne suis pas fier du tout !! Quand tu lances des objets, tu peux blesser des gens ! »

    A nouveau, la petite fille gémit, chigne, remue… Comme tous les enfants du monde, elle n’aime pas se faire gronder… Et comme tous les enfants du monde, sa première réaction est de se remettre à pleurnicher un peu. Il n’est plus question de caprice, de fatigue ou d’incompréhension… Cette fois c’est du chagrin. Parce que papa n’est pas fier. Parce qu’il pleure à cause d’elle. Parce qu’elle « l’a blessé ».

    Finalement l’homme s’écroule sur le lit et Clover reste sans bouge, reprenant encore la serviette pour essuyer son nez. Ses petits doigts viennent décoller quelques mèches de cheveux qui collent sur ses joues et ses yeux bruns observent avec détresse son père qui se laisse tomber assit sur le lit, se prenant la tête dans les mains en disant des choses qui, pour elle, n’ont pas grand sens.

    « Je... je ne sais plus quoi faire ! Je... n'ai pas l'énergie pour... pour continuer ! P...Parfois j'ai l'impression qu'il vaudrait mieux tout abandonner ! »

    Clover ne comprend pas bien ce qui se passe mais elle a à nouveau ce réflexe enfantin que de venir chercher la présence rassurante de son père. Parce qu’il cri, il gronde, il punit… Mais ça reste papa. Et ses bras sont l’endroit le plus sûr qu’il existe au monde. Et comme tous les enfants qui viennent de se faire disputer, elle veut voir si elle a encore sa place dans ce petit coin d sécurité. Alors la petite fille s’approche à quatre pattes avant de poser la tête sur les cuisses de son père, s’allongeant sur le ventre et venant lui caresser une cuisse comme pour se faire pardonner et consoler en même temps.

    Et pourtant, Jillian éclate à nouveau en sanglot tout à coup.

    « J'ai besoin de toi, Claudia... »

    Claudia c’était le prénom de maman. Et elle faisait de la peine à papa parce qu’elle lui manquait. A Clover aussi maman manquait et un petit gémissement effrayé franchit ses lèvres pâles alors qu’elle se redresse venant déposer un baiser d’enfant sur la joue humide de son père. Grimpant sur ses genoux, elle vient entourer son cou de ses petits bras pour le serrer fort contre elle.

    - Moi je suis là papa.

    C’est que les enfants pouvait se révéler aussi teigne que bourré de tendresse, sans qu’on s’explique jamais tout à fait ce qui enclenchait l’un ou l’autre.

    - Et moi je t’aime moi. Fort fort fort.

    Puis après une courte hésitation, pensant sûrement que c’était ce que papa voulait l’entendre dire elle ajoute :

    - Et je suis une méchante petite fille… J’ai fait pleurer mon papa et ma maman est méchante aussi, elle fait pleurer papa aussi.

    Nouvelle pause avant qu’elle reprenne encore la parole, sa voix sonnant étonnement clair maintenant qu’elle avait cessé de pleurnicher.

    - Si tu veux on se mariera quand je serais grande et gentille et tu seras plus tout seul et tout triste.

    Clover relâche sa prise avant de se rallonger sur le lit, à plat ventre, revenant poser sa tête sur les cuisses de son père. Son pouce revient directement à sa bouche alors que son indexe vient caresser son nez d’un mouvement lent. Ses petits yeux rougies papillonnent un peu, signe qu’il lui en faudrait peu pour s rendormir au final et un bref petit frisson de froid la fait remuer en même temps qu’une chair de poule remonte le long de son échine.

    Papa allait lui pardonner, un jour… ?
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Jillian R. Mizuno
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MessageSujet: Re: Matin câlin   Matin câlin Icon_minitime07.02.11 6:24



Clover passe d'un stade à l'autre assez rapidement... Mais Jillian avait l'habitude de ce genre de changement rapide d'émotions. La petite était encore trop jeune pour tout comprendre et surtout, la situation difficile dans laquelle ils étaient semblait si étrange pour elle qu'elle la déstabilisait complètement. Mais si c'était quelque chose que l'homme pouvait habituellement comprendre, parfois il était trop las pour vraiment s'y attarder de la bonne façon. Alors comme aujourd'hui, il perdait patience, criait, pleurait... Et Clover était probablement encore plus déboussolée, mais n'était-il pas simplement humain, lui aussi ? Il s'en voudrait énormément d'avoir ainsi craqué devant sa fille dans quelques heures, lorsqu'il se serait calmé. Mais pour le moment, il voulait seulement se rouler en boule dans le lit et s'endormir pour effacer le sommeil et le chagrin. Il avait peut-être une chance de le faire, aussi... Mais là, dans la seconde, il était trop fatigué pour ne serait-ce qu'essayer de convaincre Clover que c'était la chose à faire, se coucher.

Jillian cligne des yeux lorsque la petite dépose un petit baiser humide sur sa joue. Et lorsque finalement elle pose sa tête sur ses genoux, l'homme pose la main sur ses longs cheveux de soie, les caressant presque machinalement, le regard fixé sur le mur en face de lui. Ce simple geste le calme tout doucement, aidé par Clover qui reprend la parole, mais pas pour lui reprocher quoi que ce soit, cette fois. En fait, elle semblait avoir oublié ses précédentes récriminations et lorsqu'elle parle, c'est pour, semble-t-il, le rassurer.

    « Moi je suis là papa. »


Jillian a un petit sourire triste alors que de longues larmes glissent le long de ses joues à nouveau. Il ne prend même pas la peine de les essuyer, continuant à caresser les si jolis cheveux de son petit bout d'chou. Et rapidement, il répond d'une voix tremblante qu'il n'aime décidément pas tellement elle ne lui ressemble pas :

    « Je sais, mon bébé. Je sais... »


Et c'était sincère. Il savait que Clo était là pour lui. Même si elle était jeune, maladroite et ne comprenait pas tout de leur vie. Elle était une constante dans celle-ci et il savait qu'elle le resterait. Jillian avait cependant une peur maladive du moment où, assez vieille, elle volerait de ses propres ailes. Il en a même un frisson de dégoût à cet instant précis. Mais ça, c'était un autre combat. Un combat qu'il devrait mener seul, cette fois. Heureusement, il avait encore un bon moment devant lui avant de seulement y songer plus sérieusement... Et de toute façon, la petite continue sur le ton du réconfort.

    « Et moi je t’aime moi. Fort fort fort. »


Jillian sourit à nouveau, plus joyeusement cette fois, même si ses traits sont extrêmement tirés. Il glisse les doigts dans les cheveux de Clo de sorte que les longues mèches soient toutes enroulées autour de ceux-ci. Le bout est humide, mais à peine et il apprécie cette petite attention, sachant que sa fille l'aimait tout autant.

    « Et je suis une méchante petite fille… J’ai fait pleurer mon papa et ma maman est méchante aussi, elle fait pleurer papa aussi. »


Cette fois, la tristesse refait surface. Pauvre Clover... C'était réellement le sentiment qu'il lui inspirait à propos d'elle-même présentement ? Il s'en voulait à mourir...

    « Si tu veux on se mariera quand je serais grande et gentille et tu seras plus tout seul et tout triste. »


À cette phrase, Jillian a un petit rire et ses larmes se tarissent. Il retrouve finalement le contrôle de son corps. De fait, il se redresse, puis prend la petite dans ses bras pour l'attirer tout contre lui, lui faisant un énorme câlin ! En même temps, l'enfant semblait être prête à s'endormir de nouveau, ce qui ne lui déplaisait pas du tout... Alors, avec toute la douceur dont il est capable, ce qui n'est pas trop difficile étant donné l'amour qu'il portait à cette petite chose toute fragile, Jillian commence à déshabiller Clover. Les vêtements de l'enfant sont posés au pied du lit et le père délaisse sa fille le temps d'aller ouvrir un tiroir de la commode pour en sortir un t-shirt à lui. Il revient près de Clover, l'habillant de son propre t-shirt, ce qu'il faisait rarement, mais que la petite adorait habituellement à la folie. Lui aussi devait se faire pardonner... Il n'aurait jamais dût crier comme il l'avait fait. C'était son petit bébé... Et il lui avait fait de la peine.

De fait, l'homme se penche sur la petite fille pour déposer un doux baiser sur son front. Et puisqu'il ne voulait pas laisser la petite dans des questionnements impossibles, il la force à garder les yeux bien ouverts alors qu'il s'assoie à nouveau sur le lit, assoyant la petite sur ses cuisses, tournée vers lui pour qu'elle le regarde bien.

    « Tu n'es pas méchante, ma puce. Tu es une gentille petite fille avec parfois un petit peu trop de caractère ! »


Il rigole doucement, même si ses yeux étaient encore humides et la douleur de son coeur encore bien présente. Avec douceur, il caresse encore les cheveux soyeux de son petit bébé.

    « Je sais que tu es là, mon petit ange. Et papa aussi est là. Tu ne l'oublies pas, n'est-ce pas ? »


Jillian sourit doucement, se penchant pour déposer un baiser sur le front de son bébé. Il n'avait plus envie de crier, plus envie de partir loin, de toute abandonné. Il n'y avait plus que lui et sa petite fille et c'était tout ce qu'il fallait pour le réconforter. Avec tendresse, il prend Clo dans ses bras, se relevant pour venir déposer la petite sur le lit, la tête sur l'oreiller. Il se glisse sous les draps déjà refroidis, rabattant la couverture par-dessus l'enfant.

    « On va encore dormir un petit peu, mon bébé. Tu es fatigué et papa aussi. Nous avons tout notre temps. Tu peux faire ça pour papa ? »


Mais la petite semblait si fatiguée que la question ne se posait pas vraiment. Alors Jillian n'attend pas de réponse avant de fermer les yeux, serrant son enfant tout contre lui. Il dépose un dernier baiser dans les cheveux de la petite, sentant qu'il va s'endormir bien rapidement... Présentement, il n'y avait plus que Clover et lui. Et sa haine envers Claudia était assez grande pour qu'il songe pendant un moment qu'elle méritait d'être exclue de leur petite famille. Ça lui passera... Mais pas immédiatement. Et dans le fond, c'était finalement peut-être un peu fondé si elle était vraiment venu ici, en Angleterre, dans un hôtel, sans le lui avoir dit... Elle lui cachait quelque chose. Et même s'il avait peur de la réponse, il la lui fallait...

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