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 Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô

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Raymond Ackroyd


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MessageSujet: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime21.10.10 23:00

Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Kai7 Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Dfghe
♬ ♪





Raymond pousse un petit soupir presque découragé en enfilant son caban. Il pose soigneusement un joli chapeau style panama hat des temps anciens sur sa tête, puis sort de l'hôtel sous l'oeil approbateur de l'Intendant. Dehors, il fait déjà bien frais. Les feuilles des arbres ont commencées à tourner au mordoré. Tout le monde se plaint de la mauvaise température qui est arrivée tôt cette année. Raymond le premier... Oh, l'automne, c'est très beau. Mais il préfère de lui la chaleur de l'été ! Surtout qu'en automne, la pluie n'est pas rare... comme présentement. Et malgré cette pluie qui tombait drue sur l'hôtel Seven, il y avait quelqu'un pour être dehors. Et selon Raymond, il allait attraper une bonne pneumonie s'il ne s'habillait pas un peu mieux...

L'Intendant avait envoyé quérir Raymond par une des femmes de chambre qui était passée là pile au bon moment. Ou au mauvais. Ça dépendait du point de vue et ça se défendait très bien... Ray avait dût fermer la bibliothèque au milieu de la journée, donc. Heureusement, il n'y avait personne de présent ici. Il lui faudrait vraiment un aide bibliothécaire toutefois... Il ne comprenait trop pourquoi Mr. Sullivan voulait le voir, cependant. D'habitude, il restait sagement dans sa bibliothèque toute la journée et on ne le demandait pas au milieu de celle-ci. Mais cette fois, l'intendant avait besoin de lui... Et lorsqu'il lui montra, par la fenêtre, le petit homme qui frappait la barrière à coups de pieds en l'injuriant en il ne savait trop quelle langue, il comprit.

Cette langue, c'était le japonais. Cet homme était japonais. Et selon Mr. Sullivan, un Japonais avait plus de chances avec un autre Japonais. Et Raymond avait eu beau protester, affirmant qu'il était tout ce qu'il y avait de plus anglais, l'Intendant n'en démordait pas : c'est lui qui devait y aller. Et lorsque l'Intendant ordonnait quelque chose, on le faisait... Alors c'est ainsi que Ray s'habilla pour aller à la rencontre du petit Japonais en colère. Quoi que... S'il y avait un mot plus puissant que « colère », Raymond était preneur... Parce que franchement, si certains auraient rit de voir la petite silhouette s'insulter ainsi contre une pauvre barrière en fer forgé, Raymond, lui, ne trouvait pas ça drôle. Genre... « du tout »... En espérant que l'homme, Katsunari Endô de son prénom, ne lui en tiendrait pas rigueur lorsque Ray allait lui avouer qu'il ne parlait pas un traître mot de Japonais. Parce que s'ils s'étaient déjà parlé quelques fois, Ray avait toujours soigneusement évité de parler du Japon et de tout ce qui s'y rattache.

Ainsi, sous le petit crachin de ce mois d'octobre, Raymond se dirigeait vers un Katsunari très en colère, vraiment pas certain de savoir ce qu'il faisait. Il s'arrête donc près du jeune homme, mains croisées sous son ventre. Et pour attirer l'attention de l'homme, il toussote... chose qui échoue lamentablement. Visiblement, il en faudrait plus pour déranger Katsunari qui avait... commencé à lancer des roches au portail. Soit...

    « Hum, hum... Monsieur Endo ? »


Il avait oublié la voyelle longue. Et il ne s'en était pas aperçu. Mais présentement, Raymond ne songeait pas une seule seconde à la prononciation du nom de Katsunari. Il voulait seulement le forcer à rentrer à l'hôtel. Bien sûr, il ne dirait jamais ça ainsi... Raymond avait toujours bien trop eu peur de froisser les gens à qui il adressait la parole !

    « Je crois qu'elle ne s'ouvrira pas comme ça... »


Juste au cas où, Raymond fait un pas sur le côté pour éviter de se recevoir un caillou. On ne sait jamais... Au moins, il avait déjà constaté que de là où il était, aucun pied ne pouvait l'atteindre. C'était rassurant en quelques sortes. Ray tourne la tête vers l'hôtel. Dans une fenêtre, il voit l'ombre de l'Intendant se dessiner. Eh bah... Il croyait qu'il allait s'enfuir en courant ou quoi ? En y pensant bien, peut-être Mr. Sullivan avait-il raison de s'en inquiéter. Parce que Raymond était loin d'être courageux présentement et il avait très très envie de retourner calmement dans sa bibliothèque, là où les gens ne lançaient pas de roches aux objets inanimés.

Raymond en revient rapidement à Katsunari, histoire de ne pas le froisser. Il force un sourire qui semble plus naturel qu'il ne l'est réellement, tout en continuant à parler doucement.

    « Que diriez-vous de revenir avec moi à l'intérieur ? Il fait très frais. Vous allez attraper la mort, monsieur Endo. Je pourrai vous faire un bon thé. Nous avons probablement un nécessaire à thé japonais en quelque part... À moins que vous ne préfériez le thé bien anglais ? »


Oui, il essayait de l'âpater avec du thé... Et alors ?? Il ne savait pas, lui, ce que cet homme aimait ! Ils n'avaient pas encore fait amis-amis ! Cependant, s'il y avait bien quelque chose ici que tout le monde savait, c'était bien...

    « Johann vous cherchait, je crois. N'aviez-vous pas un problème avec une lumière, dans votre chambre ? Peut-être que je me trompe... »


Faux. Archi-faux. Le jour où Johann, l'homme à tout faire de l'hôtel, chercherait Katsunari Endô, les poules auront des dents. Mais, on pouvait toujours le faire rêver un peu... si ça pouvait le forcer à retourner à l'intérieur et à lâcher ce pauvre portail ! L'Intendant n'aimait pas voir les gens tenter de partir. Raymond ne disait rien, mais il avait bien remarqué que parfois, certains disparaissaient... La situation présente le lui rappelait. Habituellement, il ne pensait pas à ces choses. Et ça lui donnait presque envie de jeter des roches contre les grilles à son tour. Mais, Raymond était un bon petit Anglais bien élevé. Alors il ne s'emballait pas et ne montrait pas ses craintes. Il tentait seulement d'apaiser celles des autres... Et présentement, d'apaiser la colère de Katsunari !



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Katsunari Endô
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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime23.10.10 0:00


La journée avait mal commencé. Non en fait, elle avait même abominablement commencé… Il faisait froid, le temps était moche, l’eau de la douche pas assez chaude à son goût, le petit déjeuner trop lourd, le salon trop bruyant…

Oui, aujourd’hui était LE jour pour rendre Katsunari de mauvais poil. Il avait trépigné un bon moment et puis finalement il s’était rendu à l’extérieur, snobant ses vêtements chaud et les chaussures confortables pour se rendre directement à la grille.

Là, il avait fait ce qu’il avait déjà fait un certain nombre de fois avant ce jour. Katsy avait marché droit devant lui, franchissant les grilles, marchant le long du sentier et il ne se permettait qu’un nombre tout limité de battement de cils. Parce qu’il voulait être sûr, cette fois, de réussir à sortir…

Pourtant, dieu seul sait à quel point le romancier pouvait trouver l’hôtel réconfortant de part cette façon qu’il avait d’être coupé du monde. Mais pas aujourd’hui non. Aujourd’hui était horrible. Il l’avait déjà dit. Mais fallait que ça sorte.

Toujours pas d’idée originale pour l’écriture d’un nouveau roman et ça le mettait dans une rage folle, uniquement guidée par la frustration qu’il pouvait ressentir. Victime de la page blanche… Lui… Après le succès qu’il avait eu ! Tout ça à cause de ce dernier manuscrit qui avait signé sa déchéance !

Il avait besoin de changer d’air, de voir des personnes différentes et aussi, surtout, de revoir son pays. Assez de ces ersatz de japonais qui n’en était pas. Assez de devoir esquiver cet autre écrivain… Assez de devoir répondre aux sous entendu de l’intendant de l’hôtel ! Assez !! C’était assez ! Il voulait partir maintenant et ce n’était pas une prétendue malédiction qui allait l’en empêcher !

Aussi marchait-il d’un pas vif et décidé, le crachin anglais venant coller sa peau et ses vêtements. Il y avait un peu de vent qui venait fouetter sa chemise et se glisser sous le tissu, faisant naître de désagréables petits frissons sur son épiderme ainsi que de lourds et bas nuages grisâtres qui laissaient supposer que le temps allait très rapidement tourner à pire.

Et le pompon, c’était cette nappe brumeuse qui, plus il avançait, plus elle s’épaississait. D’abord diffuse, de chaque côté du chemin, elle l’avait peu à peu recouvert… Et d’une vue correcte du chemin devant lui, Katsunari était passé à une vue limitée. D’abord il n’avait plus vu la ligne de l’horizon… Puis plus à vingt mètre… Enfin les bords même du chemin lui avaient semblé se noyer dans le brouillard et finalement, voilà qu’il avançait maintenant sans plus même apercevoir le bout de ses pieds.

Au diable cet hôtel digne d’une fiction ! Voilà que ça recommençait !

Katsunari ne s’arrête pourtant as, bien décidé à franchir une bonne fois pour toute ce brouillard étouffant et voilà que justement, il se dissipe !

L’homme constate avec orgueil qu’il récupère ses jambes et ses pieds d’abord… Puis tout le décor autours. Décors qui n’a pas bien changé d’ailleurs, et pour cause…

Un juron en japonais s’échappe de ses lèvres rondes alors qu’il stoppe finalement sa marche, fixant avec une colère grandissante ainsi qu’un certain désappointement, l’immense grille de l’hôtel qui se dresse fièrement devant lui.

Il était sûr d’avoir marché tout droit ! Bien sûr à un moment, il n’avait plus vu où il allait… Mais il s’en serait rendu compte s’il avait fait demi-tour enfin !!

Le nippon a un petit cri de rage avant de franchir la grille, pénétrant le domaine de l’hôtel avant de se tourner à nouveau vers la « sortie » qui semblait inexplicablement condamnée. Il l’observe un instant sans rien dire, ses sourcils froncés, ses yeux étrécis et ses lèvres pincées de mécontentement. La colère lui remontait les veines avec assurance et ce qui devait arriver arriva…

Katsy s’approcha à nouveau de la grille, la saisissant de ses deux mains pour la secouer autant qu’il le pouvait, la faisant grincer sur ses gonds dans un bruit lugubre. Mais rien à faire pour le convaincre de lâcher… Katsunari se met à lui… Parler… Dans sa langue maternelle, jurant dans un jargon si fleurit que Satan lui-même en aurait rougit…

Il lâche enfin l’objet et se recule de quelques pas pour prendre son élan avant de foncer dans la grille, pieds en avant ! Le romancier s’acharne, usant de ses petits poings et de ses pieds pour se défouler sur la grille qui ne répond toujours que par ses couinements strident et désagréables, cultivant la rancune de Katsunari à son égare.

Le petit homme se recule à nouveau, son talon bute dans une imperfection du sol et il chute, se retrouvant les deux fesses par terre, un cri d’exaspération et de colère impuissante aux lèvres. En moins de deux, il est à nouveau debout, une pierre à peine plus grosse qu’une petite prune à la main qu’il lance de toutes ses forces… Et qui passe entre deux barreaux ! Il s’énerve, en ramasse une autre, la lance encore…

La pierre attend cette fois la grille et rebondit dessus, venant lui sauter au visage, le frôlant de si prêt qu’elle lui griffe la joue sans préambule !

Le blond se penche à nouveau, encore plus en colère, mais une voix se fait entendre juste derrière lui.

« Hum, hum... Monsieur Endo ? »

Katsy se retourne, de fort mauvaise humeur :

- Quoi ?!

C’est sûr que ça ne l’aidait pas à décolérer que d’entendre son nom de famille écorché dans la bouche d’une personne qui, plus qu’une autre, aurait dût savoir que l’accent circonflexe sur le « o » de « Endô » était une façon de souligner une voyelle longue en romaji…

« Je crois qu'elle ne s'ouvrira pas comme ça... »

Katsunari a un nouveau petit cri excédé :

- Je ne cherche pas à l’ouvrir ! Je veux qu’elle disparaisse ! Qu’elle cesse de surgir de n’importe où !! Je veux qu’elle me laisse tranquille ! Qu’elle s’évapore dans la nature, qu’elle fonde, qu’elle se dissolve, qu’elle… Raaaah !

Il jette la pierre qu’il avait à la main à nouveau sur la grille et comme à nouveau, la pierre rebondit, il s’accroupir d’un seul coup pour éviter l’objet qui lui passe un mètre au dessus de la tête.

« Que diriez-vous de revenir avec moi à l'intérieur ? Il fait très frais. Vous allez attraper la mort, monsieur Endo. Je pourrai vous faire un bon thé. Nous avons probablement un nécessaire à thé japonais en quelque part... À moins que vous ne préfériez le thé bien anglais ? »

Le nippon lève les yeux au ciel, ne retenant pas l’information du thé mais n’éludant pas à nouveau le sujet de son nom de famille :

- Endô ! Je m’appelle EndÔ ! ÔÔÔ… ! Vous comprenez ? Vous faites semblant de ne pas être japonais vous aussi ou bien ?!

C’était tout un art qu’avait cet hôtel pour lui mettre des japonais pas vraiment japonais en travers de son chemin… Johann –son bon petit Johann !-, le bibliothécaire à qui il faisait présentement face… Ce type avec une gamine blonde qui était soit disant sa fille qui mais ne lui ressemblait ni d’Eve ni d’Adam… Et aucun d’eux ne semblaient particulièrement en phase avec leurs origines… De vrais cadeaux !

« Johann vous cherchait, je crois. N'aviez-vous pas un problème avec une lumière, dans votre chambre ? Peut-être que je me trompe... »

Les épaules de Katsunari se détende d’un seul coup, tout surprit qu’il est à entendre parler de Johann. Et plus encore, à entendre dire que l’homme le cherche. Katsy est un peu déstabilisé par cette approche à laquelle il ne s’était pas attendu et son visage, bien que toujours teinté d’une frustration importante, se détend, faisant place à la douceur habituelle qui l’anime.

Il avait cherché Johann lui aussi dans la matinée, mais il ne l’avait pas trouvé…

- Vous allez me prendre pour un ours mal péché…

Katsunari fronce les sourcils, se rendant compte que quelque chose cloche dans sa phrase mais il ne s’y arrête pas plus, contrarié, poursuivant :

- Mais je peux savoir en quoi ça vous regarde ? Vous m’avez trouver, il devrait en être capable aussi !

C’est vrai qu’il faisait pas mal de bruit à lui tout seul hum… ?

- Vous n’avez pas des livres à surveiller vous ?

Il grogne, se tournant à nouveau vers les grilles avant de s’insurger :

- J’ai besoin de sortir ! Je tourne comme un pion en cage !


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      « J'ai hurlé, vibré, pleuré
      Pour une caresse imaginaire
      J'aurais sacrifié, pillé, tué
      Pour une nuit dans ton enfer... »
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Raymond Ackroyd


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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime25.10.10 18:49

« Il fait froid, trop froid à l'extérieur. Alors reviens... »
♬ ♪





    « Quoi ?! »


Sec. Net. Froid. Précis. Oui bon... Raymond avait eu un petit sursaut à ce mot qui avait claqué, à ses oreilles, comme un fouet sur un sol de béton. Il en avait même reculé d'un pas, probablement certain qu'en moins de deux, ce serait à son tour d'être mitraillé par une pluie de pierres plutôt que la pauvre grille. Elle au moins ne souffrait pas en recevant ces pierres, mais lui... Il n'était pas certain de vouloir servir de cible à ce petit Japonais enragé ! Pendant un bref instant, Raymon en voulu à l'intendant qui le laissait venir s'occuper de ce petit « problème » seul. Pourtant, Mr. Sullivan en jetait énormément ! Il aurait pu convaincre Katsunari Endô de rentrer à l'hôtel en moins de deux, ça Ray en était convaincu ! Malgré tout, cette petite pensée insidieuse disparaît rapidement. Ray n'était pas capable de détester...

    « Je ne cherche pas à l’ouvrir ! Je veux qu’elle disparaisse ! Qu’elle cesse de surgir de n’importe où !! Je veux qu’elle me laisse tranquille ! Qu’elle s’évapore dans la nature, qu’elle fonde, qu’elle se dissolve, qu’elle… Raaaah ! »


Raymond aurait presque expliqué très sérieusement les raisons pour lesquelles cette grille ne pouvait disparaître soudainement, le tout basé sur des lois très simples de physique, mais visiblement, le blond n'était pas prêt à l'écouter. Et ça valait peut-être mieux ainsi. Raymond savait qu'il pouvait parfois être soporifique lorsqu'il commençait à parler science ou littérature avec des gens qui n'en avaient rien à battre. Et présentement, il devait faire tout... sauf emmerder l'homme qui était là, devant lui et qui continuait de s'énerver, cette fois sur lui plutôt que sur la grille.

De toute façon, chaque petit mot qu'il dit semble être une raison de plus, pour Katsunari Endô, de se mettre en colère. Et visiblement, Ray avait raté grave la prononciation de son nom.

    « Endô ! Je m’appelle EndÔ ! ÔÔÔ… ! Vous comprenez ? Vous faites semblant de ne pas être japonais vous aussi ou bien ?! »


Ah... Endoooooooo.... Quelle langue étrange que le japonais ! Pourquoi y mettre des voyelles longues un peu partout ? S'ils voulaient tant qu'on les prononce deux fois, elles auraient pu être doublées lorsqu'on l'écrit ! Et après tout, leur écriture ne voulait rien dire. Bref, ça dépassait Raymond ! Mais, il était bien trop respectueux pour le faire remarquer...

    « Vous allez me prendre pour un ours mal péché… »


    « Un our mal léché. Léché... »


C'était plus fort que lui. Les erreurs de langue ne l'énervaient que lorsqu'elles n'étaient pas corrigées. Et c'est ce que présentement Katsunari faisait : laisser une erreur évidente que lui-même avait remarqué. Oh, ce n'était pas grand chose. Mais ça froissait le perfectionnisme qui animait Raymond. Et même si les risques pour que Endô recommence à crier étaient grands, il ne pouvait s'empêcher de le corriger. Néanmoins, ce fut fait à voix basse, glissé subtilement comme pour le lui proposer.

    « Mais je peux savoir en quoi ça vous regarde ? Vous m’avez trouvé, il devrait en être capable aussi ! »


Ah certes, c'était assez impoli comme façon de tourner les choses. Raymond pince les lèvres, outré, mais n'ajoute rien. Il n'était pas non plus « fâché ». Comment Ray aurait-il pu l'être ? De toute façon, l'homme continue... et toujours pas de la plus polie des façons. Mais pouvait-on espérer autre chose d'un homme qui lançait des pierres à leur charmante grille ?

    « Vous n’avez pas des livres à surveiller vous ? »


Si, mon bon monsieur... Mais mon patron est un homme qu'on ne contredit pas et visiblement, il veut ma mort ! Oh, certes Raymond n'ose pas, encore une fois, dire tout haut ce qu'il pense tout bas. Néanmoins, une vague lueur de reproche brille dans les yeux du bibliothécaire.

    « J’ai besoin de sortir ! Je tourne comme un pion en cage ! »


À nouveau, Raymond se crispe. Très légèrement, mais tout de même. Il offre un petit sourire forcé à l'homme tout en murmurant à mi-voix, comme s'il avait peur, finalement, que Katsunari l'entende :

    « Comme un lion en cage... un lion... »


Oui, il était probablement très énervant. Et le pire, c'est qu'il en était parfaitement conscient ! Mais s'il ne le disait pas, ça lui trotterait tant et si bien dans la tête qu'il ne serait pas capable de se concentrer sur ce qu'il avait à faire. Et présentement, il ne lui fallait plus que ça, un peu de concentration pour cerner la personnalité de ce cher Katsunari afin de l'encourager à rentrer ! Visiblement, il avait touché une corde sensible en parlant de Johann... Alors aussi bien continuer avec ça, non ? Quand on tend la perche à Raymond, il s'en saisit, habituellement. Du moins, dans les limites du raisonnable !!

Le bibliothécaire offre donc à Endô un magnifique sourire made in Ray. Il hésite un moment, encore peu certain à savoir si l'homme peut être violent à son encontre et, finalement, il lève une main... tenant un parapluie noir. Il l'ouvre, puis s'approche du jeune homme, parapluie au-dessus de leurs têtes pour les protéger de la pluie. Ce n'était qu'un crachin, mais les crachins anglais avaient le chic de vous engourdir de la tête aux pieds. La pluie était froide et les frissons vous saississaient bien rapidement, à l'habitude... Au moins évitaient-ils ça avec cette protection certes sommaires, mais presque indispensable.

    « Vous avez raison... Je fais semblant de ne pas être Japonais. On a tous nos raison pour prétendre être autrement que nous le sommes réellement, je suppose. Je n'y connais rien à votre pays ou à votre culture, mais ce n'est pas un manque d'intérêt. Parfois, la déchirure est trop brutale. »


Il n'en parlait jamais. Mais cette fois, il avait l'impression qu'il ne gagnerait pas la partie à coups de sourires et de belles paroles vides de sens. Katsunari Endô était peut-être un emporté, mais il n'était pas stupide pour autant. Et il semblait avoir un orgueil à tout casser ! Alors rapidement, Raymond ajoute :

    « Pardonnez-moi, monsieur Endô. Je ne voulais pas vous froisser. »


Il appuie bien le « ô », peut-être un peu maladroitement, mais avec toute la bonne volonté du monde. C'est vrai que lui-même n'aimerait pas que son nom soit mal prononcé... Alors autant être juste et ne pas en faire de même avec les autres ! Le petit bibliothécaire s'éclaircit la gorge, prêt à continuer. Mais pendant un instant, un ange passe. Le silence se fait et il lève la tête pour observer le ciel orageux. Du moins, ce qu'il en voit. Vu la brume, c'était assez difficile de le voir autrement que « approximativement ».

    « Vous avez raison. Johann pourrait venir lui-même. Cependant, voyant qu'il ne vous trouvait pas, il est allé faire un travail quelconque dans la chambre numéro 412. Je crois que Mr. Mizuno avait du mal à régler l'eau de la baignoire. Johann en a profité pendant que la petite était sortie explorer avec un jeune ami à elle pour aller voir Mr. Mizuno seul à seul, histoire de régler ce petit problème. »


Oui, c'était honteux comme tactique... Même que Raymond se trouvait terriblement infâme d'utiliser Johann ainsi, comme prétexte, alors qu'il n'avait même pas vu l'homme à tout faire de l'hôtel de toute la journée et qu'il n'avait aucune espèce d'idée de ce qu'il faisait en ce moment même. Disons qu'il devrait aller glisser un mot à l'oreille de l'homme une fois de retour dans l'hôtel... et préférablement avant que Katsunari Endô ne le croise !

Innocemment, il croit bon de rajouter :

    « C'est fou le nombre de petits problèmes que l'hôtel connait à l'automne... Nous sommes désolés de cet inconvéniant et espérons que votre confort est maximal tout de même. »


Peut-être était-il bibliothécaire, mais il savait vendre la salade aussi ! Lorsqu'il était dans les parages, il accueillait souvent les nouveaux venus et souvent, lorsqu'ils avaient un problème, les clients lui tombaient dessus... Presque comme là, bien que ce soit le contraire. On l'avait lancé sur le pauvre Katsunari, en fait !

Un peu mal à l'aise, toujours bien ancré dans son comportement british des vieilles années, Raymond danse sur un pied puis sur l'autre pendant un petit moment avant de finalement oser :

    « Sachez que si vous voulez parler de quoi que ce soit, ma bibliothèque est souvent vide. Peu de gens apprécient lire un bon livre comme il se devrait. Bref, vous pouvez venir prendre le thé avec moi à l'occasion. »


C'était une invitation des plus sincères. Raymond aimait la compagnie. Et si ça pouvait calmer Katsunari...



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Katsunari Endô
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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime29.10.10 13:59

    « Comme un lion en cage... un lion... »

    Deux fois… C’était la seconde fois que le bibliothécaire le corrigeait… Quoi ? Mal péché ou mal léché, quelle était la différence ? C’était aussi absurde dans un cas comme dans l’autre… Pour pion et lion… Bon, là ça avait un peu plus de sens. Mais honnêtement, il n’avait pas que ça à faire de se faire rattraper sur des fautes d’anglais ! Il était frustré ! Raymonde ne voyait pas ?

    Katsunari voulait sortir ! Il voulait retrouver son pays, sa langue, ses coutumes, ses habitudes… Il voulait sentir la sécurité, ne serait-ce qu’un bref instant, de quelque chose de connu et de familier. Sans arriver à se rappeler depuis quand exactement, Katsy savait qu’il avait passé trop de temps dans cet hôtel. Il devait partir.

    Son regard se perd entre les barreaux de la grille et ce sentiment de rage au creux de son estomac s’étouffe presque malgré lui. Il est toujours là, il le sent encore… Mais petit à petit, il prend moins de place. Et c’était d’autant plus frustrant que le japonais n’avait pas la sensation que c’était là sa volonté.

    Il en revient à Ackroyd qui se met soudainement à sourire comme un bienheureux. La colère en reviendrait presque à le voir si ravit alors que lui se sentait si frustré. Le bibliothécaire lève une main armée d’un parapluie qu’il ouvre dans un petit bruit sec caractéristique, faisant se détendre d’un seul coup toutes les baleines et ouvrant ainsi un parapluie petit mais suffisant pour leurs deux silhouettes fines. L’écrivain lève rapidement les yeux sur le tissu noir qui les abrite soudainement et un petit frisson lui remonte le long de l’échine.

    C’était vrai, finalement, qu’il ne faisait pas très chaud. En fait, pour être juste, il avait même un peu froid maintenant qu’il y songeait. Mais sa fierté était piquée… Et Katsy n’était pas certain d’être prêt à rentrer maintenant alors que cette grille le narguait toujours et ce même devant l’employé.

    « Vous avez raison... Je fais semblant de ne pas être Japonais. On a tous nos raison pour prétendre être autrement que nous le sommes réellement, je suppose. Je n'y connais rien à votre pays ou à votre culture, mais ce n'est pas un manque d'intérêt. Parfois, la déchirure est trop brutale. »

    Katsunari écoute sans rien dire, son regard brun posé sur l’employé de la bibliothèque. Il est déçu dans le fond et c’est probablement visible. Il hoche néanmoins la tête lorsque Raymond lui parle de déchirure brutale. Sans que les circonstances soient les mêmes, sans aucun doute, présentement c’était exactement ce qu’il ressentait. Une déchirure douloureuse et que malgré toute sa bonne volonté, il ne parvenait pas à guérir.

    « Pardonnez-moi, monsieur Endô. Je ne voulais pas vous froisser. »

    L’écrivain a un petit grognement en haussant les épaules. Sa façon la plus simple pour le moment de dire que « ce n’était pas si grave ». Pas sûr que lui-même saurait prononcer « Ackroyd » pour être honnête. En fait, il était même sûr qu’il y échouerait… Les sonorités dures y étaient vraiment trop nombreuses…

    Et justement, Ackroyd, visiblement lancé pour maintenant, poursuit sur le ton de la conversation :

    « Vous avez raison. Johann pourrait venir lui-même. Cependant, voyant qu'il ne vous trouvait pas, il est allé faire un travail quelconque dans la chambre numéro 412. Je crois que Mr. Mizuno avait du mal à régler l'eau de la baignoire. Johann en a profité pendant que la petite était sortie explorer avec un jeune ami à elle pour aller voir Mr. Mizuno seul à seul, histoire de régler ce petit problème. »

    Katsunari reste… Hébété. Est-ce que, comme il le pensait, Raymond était en train de jouer sur sa jalousie ou bien cherchait il simplement à l’informer ? En tout cas, dans un cas comme dans l’autre… Ca marchait ! Un pique aigu de jalousie vient caresser son orgueil déjà passablement abîmé par cette maudite grille.

    Ha voilà… Johann qui allait voir « seul à seul » d’autres japonais ! Des ersatz de japonais même !! Mais quelle idée ?! En plus celui là était marié de ce qu’il en savait et avait une fille qui passait la moitié de son temps à hurler et courir dans les couloirs avec un autre nippon qui, s’il semblait « vrai » celui là, était vraiment trop bizarre pour qu’on songe réellement s’y intéresser. Lui en tout cas…

    Bigre… ! Pourquoi « seul à seul » ? Est-ce que Raymond avait besoin de rajouter ce petit morceau de phrase ?! Evidemment seul à seul… Puisqu’il réparait la baignoire… Et dieu que cette imagination qui faisait pourtant défaut à Katsy lorsqu’il essayait d’écrire pouvait se faire fertile tout à coup… Il imaginait parfaitement Johann, le corps à moitié détrempé par la fuite et Jillian Mizuno, l’occupant de la 412, qui le matait sans vergogne !

    Peut être même qu’il y mettrait la main le bougre ! Mais Johann ne le laisserait pas faire, ha ça non ! Du moins…

    Il lance un petit regard légèrement inquiet tout de même à Ackroyd, comme s’il attendait de l’homme qu’il le rassure à ce sujet, bien que n’ayant pas pu suivre tout le fil de ses pensés. Mais si l’homme rouvre effectivement la bouche, ça n’a aucun rapport directe avec ce qui le préoccupe…

    « C'est fou le nombre de petits problèmes que l'hôtel connait à l'automne... Nous sommes désolés de cet inconvéniant et espérons que votre confort est maximal tout de même. »

    Oui ben là, tout de suite, maintenant, son confort était mit à rude épreuve. Et c’est avec une rare innocence que Katsy admet :

    - Mon pays me manque.

    C’était difficile que d’être coincé là. Il avait fuit le Japon… Et 90% du temps il était ravit de cet environnement confiné qui lui permettait de vivre caché… Mais il y avait le mal de pays tout de même, quoi qu’on en pense et quoi qu’on en dise.

    « Sachez que si vous voulez parler de quoi que ce soit, ma bibliothèque est souvent vide. Peu de gens apprécient lire un bon livre comme il se devrait. Bref, vous pouvez venir prendre le thé avec moi à l'occasion.»

    Katsunari observe encore le profil effilé de Raymond et finalement il hausse les épaules, venant rentrer ses mains dans ses manches. Maintenant qu’il ne se démenait plus comme un beau diable, il avait vraiment froid. D’ailleurs, il fait signe au bibliothécaire de le suivre en direction de la porte d’entrée de l’hôtel. Il était toujours frustré mais la mélancolie était le sentiment qui l’emportait le plus. La déception vis-à-vis de Johann aussi même s’il transformerait ça plus tard en rage de vaincre !

    - Je préfère emprunter les livres. Il y a ce Monsieur Koontz qui y passe trop souvent et qui me tape sur les nerfs…

    Il hausse à nouveau les épaules, maugréant quelques paroles peu agréables à l’encontre de l’autre écrivain dans sa langue natale.

    - Vous croyez que Johann aura vite finit ? Je veux dire, il ne va pas rester si longtemps à la 412 n’est ce pas ?

    Oui, il en était encore là et à son envie d’être rassuré !

    - Et puis s’il me cherchait, je devais peut être aller là bas et attendre qu’il ait finit ?

    Katsunari réfléchit… L’idée n’était pas si mauvaise n’est ce pas ? Il sourit, ravit : il allait faire ça… Immédiatement tien !

    - Je vais y aller tout de suite, qu’en pensez-vous ?



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Raymond Ackroyd


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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime31.10.10 1:53

« Il fait froid, trop froid à l'extérieur. Alors reviens... »
♬ ♪





    « Mon pays me manque. »


La phrase tombe, nette, directe. Et elle est on ne peut plus claire, encore une fois. Et pourtant, c'est si nostalgique... Le ton qu'emploie Katsunari pour prononcer ces quelques mots fait trembler Raymond pendant quelques secondes. Son pays lui manquait... Et ce n'était pas pour se plaindre : c'était réel. L'homme souffrait du mal du pays et semblait moins bien le vivre que la plupart des résidents de l'hôtel. D'ailleurs, ils n'étaient pas nombreux à avoir ces périodes de doute assez fortes pour venir tempêter sur les grilles de l'hôtel. C'était probablement le caractère de Mr. Endô qui le poussait à agir ainsi. Raymond n'y voyait aucune autre possibilité... Et il était plus que temps qu'il arrête de se poser des questions à ce sujet. Sa tête tournait, soudainement...

C'est une phrase de Katsunari qui ramène Raymond à la réalité.

    « Je préfère emprunter les livres. Il y a ce Monsieur Koontz qui y passe trop souvent et qui me tape sur les nerfs… »


    « Mr. Koontz ?! »


Le ton est surpris, même stupéfait. Et pas pour rien. Raymond voyait souvent l'écrivain en question. Et il appréciait plus que de raison la compagnie de Mr. Koontz. Ce dernier partageait sa plus grande passion : les livres. Et c'était un réconfort que de trouver une telle personne avec qui bavarder. De plus, l'écrivain ne lui avait jamais semblé déplacé ou agaçant... Mais encore une fois, peut-être était-ce leur deux caractères qui étaient complètement incompatibles. Alors Raymond n'ajoute rien, ne voulant pas s'attirer les foudre du blond. Des plans pour le pousser à rester près de cette grilles toute la nuit et vraiment, Mr. Sullivan n'aurait pas été très heureux de faire lui-même le déplacement parce que Raymond aurait échoué.

Sur ce, ils se dirigèrent vers l'hôtel, au plus grand soulagement de Raymond. Il n'y croyait pas... Il avait réussi ! Peut-être d'une manière un peu honteuse qu'il regretterait encore pendant longtemps... Mais il avait réussi. Et parlant de réussite, visiblement, celle-ci était à double tranchant...

    « Vous croyez que Johann aura vite finit ? Je veux dire, il ne va pas rester si longtemps à la 412 n’est ce pas ? Et puis s’il me cherchait, je devais peut être aller là bas et attendre qu’il ait finit ? »


Raymond sursaute. Oh zut... La petite lumière du danger s'allume instantanément dans sa tête. C'était risqué comme manoeuvre et il le savait bien. Mais il n'aurait jamais cru que Katsunari puisse avoir le culot d'aller directement à la porte de Jillian Mizuno ! Et ça c'était un autre problème... Parce qu'il y trouverait fort probablement Mr. Mizuno de mauvaise humeur à être ainsi dérangé pour rien, surtout si c'est pour faire face à une petite tête blonde en colère plus qu'à son tour. N'avait-il pas là créé un autre problème en tentant d'en régler un premier ? Avec un peu de chance, Katsunari conviendrait que c'était là une très mauvaise idée et surtout, que ce n'était pas digne d'un homme bien élevé...

    « Je vais y aller tout de suite, qu’en pensez-vous ? »


…Ou pas. Il était bel et bien décidé. Et Katsunari était ici depuis assez longtemps pour que Raymond sache parfaitement que lorsqu'il a une idée derrière la tête, il ne l'a pas n'importe où ailleurs. C'était habituellement une qualité que Raymond respectait beaucoup... Mais pas lorsque ces personnes se bornaient à des idées aussi sottes ! Mais, le bibliothécaire, toujours égal à lui-même, ne perd pas son joli sourire, tentant de se faire encourageant. Si Katsunari décidait d'aller frapper à la porte de Mr. Mizuno pour ensuite revenir s'insulter contre les grilles, il aurait doublement perdu... Et si Raymond était bon perdant, ce n'était pas le cas cette fois-ci et sûrement pas pour une question d'orgueil mal placé ! Il n'avait pas du tout envie de rendre des comptes à Mr. Mizuno, qui était particulièrement féroce lorsqu'il croyait que la vie de sa progéniture était en danger. Parfaitement compréhensible... le problème, c'est qu'il le croyait un peu trop souvent. Et Mr. Endô pourrait éventuellement lui causer des ennuis en ce sens... Il ne fallait rien laisser de côté et cette perspective était néanmoins bien peu réjouissante.

Raymond tend le parapluie un peu plus vers Katsunari, histoire qu'au moins, une source extérieure ne vienne pas l'importuner. Ainsi, il se ramasse au moins la bonne moitié du crachin, mais peu importe. Il se sècherait une fois à l'intérieur... S'il en avait le temps.

    « Vous savez, Mr. Endô, je crois que Johann n'en a pas pour très longtemps. Il me semble avoir entendu que c'était un bris mineur. Et nous parlons depuis un certain moment déjà. »


Il semblait assuré en disant cela... Mais ce n'était pas le cas. Il ne savait même plus depuis combien de temps il était près de Katsunari. Mais présentement, peu importait. Vraiment... Il voulait seulement empêcher le blond de faire une bêtise... sa propre bêtise ! Avec un calme apparent dont il ne comprenait pas lui-même l'origine, Raymond continue d'avancer vers l'hôtel, toujours fidèle à lui-même. Et soudainement, il croise le regard de l'intendant. Un regard approbateur... si seulement il savait ! Mais ne savait-il pas déjà ? Cette réflexion fait glisser quelques frissons sur l'épiderme de Raymond et il se traite immédiatement d'idiot. Quelle chose à penser, vraiment ! Aussi bien se réintéresser à Katsunari Endô et plus vite que ça, histoire de trouver une façon de le conduire directement à sa chambre...

    « J'ai une idée ! »


Raymond semblait en être le premier surpris, ce qui le fait rougir légèrement.

    « Je n'ai pas besoin de retourner immédiatement à la bibliothèque. Et de votre côté... »


Le petit bibliothécaire s'arrête un instant pour observer Katsunari des pieds à la tête avec un air savamment étudié de profonde réflexion. Il se trouvait de plus en plus doué... il n'y avait pas à dire !

    « Vous êtes dehors depuis un bon moment. Vous avez probablement froid et êtes trempé de la tête aux pieds. Oh ! Vous êtes toujours charmant, Mr. Endô. Mais... Vos cheveux sont en bataille et vos vêtements détrempés. Peut-être serait-il judicieux d'aller directement à votre chambre, de vous sécher, vous apprêter... Je sais que vous être profondément conscient que l'image que vous donnez de vous à quelqu'un est importante. Je crois que cela fait de vous un homme du monde et c'est très respectable. »


Raymond s'arrête un instant, histoire de reprendre son souffle... Il sourit doucement à Katsunari, sur un air de complicité.

    « Pendant ce temps, j'irai quérir Johann pour vous et lui demanderai de se rendre directement à votre chambre. Vous aviez bien un problème avec... Avec quoi déjà ? Il me semble que je l'oublie... »


Il était évident que Katsunari n'avait aucun problème. Jamais chambre n'avait été plus souvent problématique que cette de cet homme. Et jamais un homme n'avait été plus qu'heureux d'avoir autant de problèmes dans un chambre... Ils étaient nombreux à avoir tout compris ici. Et très franchement, Raymond était convaincu, au plus profond de lui-même, que Johann allait le tuer lorsqu'il lui raconterait pourquoi il était à nouveau appelé chez Katsunari Endô ! Mais Johann savait habituellement joué le jeu lorsque l'on prononçait le nom de l'intendant... Raymond allait en jouer. Perfide ? Sûrement pas, et il s'en voulait à en mourir présentement !!



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Katsunari Endô
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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime08.11.10 15:00

    « Vous savez, Mr. Endô, je crois que Johann n'en a pas pour très longtemps. Il me semble avoir entendu que c'était un bris mineur. Et nous parlons depuis un certain moment déjà. »

    Ha… ? Katsunari se renfrogne un petit peu à nouveau. C’était bien sa veine à lui ! Il pensait avoir trouvé quelque chose à faire de réconfortant, de sécurisant… Et voilà que finalement, ça lui échappait ! Parce que oui ! Qu’on se le dise : faire du charme à Johann Baüer était une activité rassurante et réconfortante pour Katsunari ! L’homme à tout faire de l’hôtel était probablement la tête qu’il côtoyait le plus ici et il était trop têtu pour cesser du jour au lendemain de le poursuivre de ses assiduités…

    On aurait pu dire que Katsunari était un peu idiot que de s’accrocher à un homme qui ne faisait que le repousser, et parfois pas de la manière la plus agréable… Mais compte tenu qu’il était là… Johann aussi… Et que leurs options étaient toutes limitées… Après tout pourquoi pas ? Et puis les japonais n’étaient ils pas réputé pour leur ténacité ?

    « J'ai une idée ! »

    Katsunari se reconcentre sur le bibliothécaire qui semble… Surprit ? Allons bon… Se croyait il trop bête pour avoir des idées ? Ca arrivait à tout le monde hein, même aux petits moineaux dans le genre d’Ackroyd ! L’écrivain l’écoute donc en silence, grimpant les quelques marches qui mènent à l’entrée de l’hôtel d’un petit pas vif. Il s’arrête en haut de celles-ci alors que l’homme reprend la parole, l’observant de pied en cape.

    « Je n'ai pas besoin de retourner immédiatement à la bibliothèque. Et de votre côté... »

    Quoi ? Hé bien quoi « de son côté » ?! Katsunari baisse les yeux sur son propre corps à son tour, s’observant dans une petite inspection relativement vague. Ses deux bras, ses deux jambes… Quel était donc le soucis à présent ?! La réponse ne tarde pas à lui parvenir :

    « Vous êtes dehors depuis un bon moment. Vous avez probablement froid et êtes trempé de la tête aux pieds. Oh ! Vous êtes toujours charmant, Mr. Endô. Mais... Vos cheveux sont en bataille et vos vêtements détrempés. Peut-être serait-il judicieux d'aller directement à votre chambre, de vous sécher, vous apprêter... Je sais que vous être profondément conscient que l'image que vous donnez de vous à quelqu'un est importante. Je crois que cela fait de vous un homme du monde et c'est très respectable. »

    Un petit frisson glacé courre le long de l’échine de Katsunari et il se rend compte que Raymond dit vrai. Il est trempé et il a froid. Sans doute qu’une bonne douche bien chaude, voir même brûlante, lui serait profitable. Quant à la suite… L’écrivain lève une main pour la passer dans sa tignasse blonde. Ses cheveux étaient en bataille… ? Vraiment… ? Son regard descend à nouveau sur le reste de son corps et il passe une main à plat sur son ventre et le haut de sa cuisse. Vrai aussi, ses vêtements sont plus qu’humide, on faisait plus glamour…

    Katsunari relève les yeux sur le bibliothécaire, l’observant silencieusement, pensif. Y a pas, l’homme savait lui pointer du doigt ses petits problèmes présent tout en faisant mine de ne pas vraiment y toucher, le caressant dans le sens du poil… Et compte tenu du caractère parfois assez épouvantable de Katsunari, c’était pas une prouesse vide…

    L’homme se penche un peu vers lui, à peine, montrant juste un signe de complicité alors qu’il reprend à nouveau la parole, cette fois sur le ton de la confidence :

    « Pendant ce temps, j'irai quérir Johann pour vous et lui demanderai de se rendre directement à votre chambre. Vous aviez bien un problème avec... Avec quoi déjà ? Il me semble que je l'oublie... »

    Ha… Katsunari a un petit sourire amusé puis ravit, sincèrement. De toute évidence, il n’avait pas besoin d’ouvrir la bouche pour que l’on comprenne que la proposition venait de toucher une corde tout ce qu’il y a de plus sensible chez lui ! De fait il hoche positivement la tête, refaisant quelques pas vers les grandes portes de l’hôtel. A une fenêtre, il croise le regard de l’intendant, cigarette en main et ce dernier lui fait un petit signe de tête en guise de salut. Signe qu’il lui rend.

    L’intendant avait l’air profondément satisfait… Cet homme était décidément particulièrement bizarre et autant que possible, Katsunari préférait avoir à faire à d’autres membres du personnel que lui. Comme ct Ackroyd tien, plein de bonnes idées. Normal me direz vous, c’est un japonais, même s’il s’ignore !

    Chauvin ? Il n’avait jamais tenté de s’en cacher non plus…

    Katsunari apprécie de sentir la chaleur de l’intérieur de l’hôtel alors qu’ils y pénètre tous les deux et que les lourdes portes sont refermées par les bons soins du bibliothécaire.

    - Nous allons faire ça oui, je ne bougerais pas de ma chambre.

    Manquerait plus qu’il rate une nouvelle fois Johann, s’aurait été un comble. Cependant, il remarque :

    - S’il me cherchait de toute façon, pas besoin de parler des petits travers de ma chambre, il viendra je suppose.

    L’écrivain se passe à nouveau la main dans les cheveux, mais cette fois pour les secouer un peu, histoire d’en dégager une partie de l’eau. Non il n’allait pas griller l’une de ses énièmes excuses pour attirer Johann alors que ce dernier le cherchait ! Non mais !

    - Je vais prendre une douche très chaude, j’ai l’impression d’avoir le sang comme du sirop tellement j’ai froid, qu’il est épais et les veines contractées.

    Vrai qu’à être maintenant dans la chaleur apaisante de l’hôtel, en plus d’oublier ses envies de piquer des colères à propos des grilles, il avait même très envie de rester et de se réchauffer, de se débarrasser de ses vêtements humides et de se changer.

    - Pouvez vous demander à Johann de passer dans une heure, que j’ai le temps de me doucher et de me changer… ?

    Et de s’apprêter, se parfumer, maquiller, coiffer… Les femmes n’avaient pas le monopole de la coquetterie, qu’on se le dise… ! Et puis en donnant un horaire, il était sûr que l’homme à tout faire ne vienne pas sonner à sa porte pendant qu’il était sous la douche. Pas que lui ouvrir simplement vêtu d’une serviette de bain le dérange au plus haut point sur le principe… Mais il avait surtout peur de ne pas l’entendre frapper. Et pas question de le rater encore ! Ca non !

    - Ha et j’apprécierais que vous fassiez savoir que j’aimerais avoir du thé dans ma chambre à cette occasion aussi.

    Il lève deux doigts pour préciser, évidemment :

    - Deux tasses.

    Finalement il fait un petit sourire au bibliothécaire, ravit de ce que ce dernier allait faire pour lui puis il commence à tourner les talons en direction des escaliers. Finalement il se retourne à nouveau, pas impoli malgré tout… Alors s’inclinant légèrement, de façon respectueuse comme le veut la coutume il ajoute :

    - Je vous remercie A… Aku…

    Katsunari est légèrement confus alors qu’il s’essai :

    - Akuroido-san…

    Il se redresse, un peu embêté, se passant une énième fois la main dans les cheveux, en signe de gêne cette fois. Lui qui avait râlé parce que Raymond avait écorché son nom de famille, voilà qu’il était incapable de prononcer celui de l’homme, il en avait parfaitement conscience…

    - Ano… Me permettez vous de vous appeler par votre prénom ?

    Parce que « Raymond », avec un petit peu d’entraînement, ça rentrerait beaucoup plus facilement qu’ « Ackroyd », de toute évidence…


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MessageSujet: Re: Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô   Be Kind, Come Back... feat. Katsunari Endô Icon_minitime14.11.10 6:07

« Il fait froid, trop froid à l'extérieur. Alors reviens... »
♬ ♪





Raymond avait parlé beaucoup. Et très sincèrement, il avait peur que son petit monologue n'ait pas d'effet sur le Japonais. Mais, à sa plus grande surprise, plus il parle, plus il voit les traits de l'asiatique changer et pas en négatif cette fois ! Raymond se fascinait lui-même... probablement tout autant qu'il se dégoûtait pour dire de tels mensonges. Et pas rien qu'un ! Il avait vraiment atteint son quota pour le mois complet, voir même toute l'année ! Depuis ses quelques petits... problèmes de jeunesse, Raymond s'était promis de ne plus jamais mentir. Voilà qui lui faisait une belle jambe ! Car c'était vrai que le mensonge lui avait toujours attirés maints ennuis. Et attention ! Même si Katsunari était sur le point de retourner à sa chambre, visiblement, ça ne voulait pas dire que tout était terminé... Il fallait encore trouver Johann ! Et surtout, s'assurer que Jillian ne croise pas Katsunari dans les escaliers. Par contre, pour ce qui était de Mizuno, Raymond ne croyait pas pouvoir faire grand chose... De toute façon, l'autre Japonais était un homme fier. Si Katsunari l'accusait de quelque chose, même si ce n'était pas vrai, il y avait fort à parier que Jillian lèverait le nez sur les accusations et continuerait son chemin malgré tout.

Bien entendu, rien n'était encore certain... Il fallait attendre que le verdict de Mr. Endô tombe ! Et finalement, voilà qu'il ouvre la bouche, mouve les lèvres, prononce quelques mots... Qui font soupirer Raymond de soulagement !

    « Nous allons faire ça oui, je ne bougerais pas de ma chambre. S’il me cherchait de toute façon, pas besoin de parler des petits travers de ma chambre, il viendra je suppose. »


Oups... Oui ça, c'était la partie très problématique. Johann allait être en colère... très en colère. Et généralement les gens avisés s'abstenaient de faire exprès pour que Johann sorte de ses gonds. Il fallait espérer que l'Allemand soit de bonne humeur aujourd'hui... C'était sa seule chance. Mais, les journées où Johann était réellement souriant étaient rares... voire nulles. Un homme ne pouvait pas avoir autant de chance dans une seule journée ! Et il ne pouvait même pas être cocu ! Quelque chose ne fonctionnait pas !

    « Je vais prendre une douche très chaude, j’ai l’impression d’avoir le sang comme du sirop tellement j’ai froid, qu’il est épais et les veines contractées. Pouvez vous demander à Johann de passer dans une heure, que j’ai le temps de me doucher et de me changer… »


Entre-temps, ils étaient entrés dans l'hôtel, ce qui approchait encore plus Katsunari de son but de prendre un bon bain. Et Dieu que Raymond partageait cette envie... Il songeait à sa chambre... Au vieux bain dans sa toute petite salle de bain privative, à l'eau chaude qu'il pourrait sentir sur son épiderme... Mais il n'en parle pas. Parce que les employés de l'hôtel devait sembler ne pas avoir de besoin pour mieux combler ceux des invités. Alors il secoue seulement son parapluie loin de Katsunari pour que celui-ci ne se reçoive pas toute l'eau dans le visage, puis le suspend sur un crochet pour qu'il sèche. Il retire finalement ses vêtements d'extérieur qui suivent le même chemin, toujours accrochés soigneusement et avec beaucoup d'attention. Il viendrait les chercher lorsque le temps presserait moins... L'homme retire ses chaussures, les range convenablement contre le mur, puis en met d'autres qui l'attendaient là et qui était bel et bien les siennes. L'Intendant ? Les joues de Raymond rougissent à cette pensée. Oui, ça devait être lui. Et ça lui faisait drôlement plaisir qu'il pense à lui comme ça...!

    « Ha et j’apprécierais que vous fassiez savoir que j’aimerais avoir du thé dans ma chambre à cette occasion aussi. Deux tasses »


    « Ce sera fait, Mr. Endô. »


Mais le Japonais semble à peine remarquer cette petite phrase de politesse que glisse Raymond entre deux phrases. Et il s'en fiche un peu, ses yeux noirs fouillant déjà le hall à la recherche de leur blond homme de main ! Homme de main qui allait d'autant plus le tuer que Katsunari avait visiblement décidé de prendre le thé avec lui... Et c'était bien connu que Johann détestait le thé, mais visiblement, Endô aimait n'en faire qu'à sa tête. Enfin... Ça importait peu à Raymond tant et aussi longtemps que Johann ne venait pas le visiter pendant la nuit avec une masse... Ou simplement avec ses deux poings. Parce qu'il était tout petit et tout faible lui et Johann était juste... trop... très... vraiment... beaucoup... Johann, quoi !

C'en suit alors une prouesse assez phénoménale de linguistique. Et pendant un moment, Raymond en oublie même toute politesse pour dévisager Katsunari avec effarement. Il se compose cependant bien vite un visage souriant, malgré tout. Akuroido, hein... C'était pas pire qu'une voyelle coupée un peu trop brusquement, par hasard ? Mais Raymond ne relève pas. C'eût été une impertinence grave. Il s'incline plutôt devant Endô, légèrement, approuvant :

    « Appelez-moi Raymond ou tout simplement Ray si vous préférez. Je n'en serai pas vexé, au contraire. »


Il semble à Ray, soudainement, que des mèches blondes passent dans le coin. Il retient un petit cri de panique, invitant vivement Katsunari à aller à sa chambre.

    « Je vous envoie Johann bientôt, Mr. Endô. Allez-y maintenant avant d'attraper froid ! Au revoir ! À bientôt... Je... Vais aller voir Johann, oui... »


Et alors que le blond monte enfin les escaliers, Raymond fait volte face pour filer vers la pièce où il a vu se sauver Johann. Il laisserait la porte bien ouverte pendant ce court entretient... au cas où...




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